Patrice Faubert

Paraphysique de l'autocensure

Voici un fait divers
Pourtant peu ordinaire
Et tout à fait exemplaire
A Châteauroux
Un homme, privé de tout
Et même son RSA refusé
Les locaux de la CAF, il a tout saccagé
Il lui fallait se venger
Avec une barre à mine
Il ne l'a pas joué fine
Puis, il a attendu les policiers
Pour qu'ils viennent l'arrêter
Il n'avait plus rien à perdre, un désespéré
Si tout le monde s'y mettait
Car tout détruire, il faudrait
Sauf les hôpitaux
Il en faut pour soigner tous nos maux
De quoi faire peur
Aux 2,300 millions de millionnaires
Rien qu'en France, donc des réactionnaires
Dont l'argent croit faire leur bonheur
Il faudrait un monde sans argent
Pour l'anarchie, pour redevenir des enfants
Etats-nations
Etats-régions
C'est comme les poupées russes
Du muscle de la vie, cela luxe
En petit ou en grand, c'est le même principe
Le même pénis sous le slip
C'est bien pour cela
Le pouvoir français n'est pas si gaga    
Qui donne chaque année
23 millions d'euros à la Bretagne
Pour l'enseignement du breton, éviter la castagne
Qui soutient les lobbys bretons
Qui soutient les patrons bretons
Du côté du fascisme libéral
Du côté des représentants du capital
Régionalisme du capitalisme
Capitalisme du régionalisme
Au flux médiatique constant
Rien n'y est plus vraiment dissonant
Pour une ignorance de masse
Où le plus gros mensonge, toujours, passe
La société du chaos
Quand tout pisse du faux
Ainsi
L'inepte et débile xénophobie
Puisque
Nous sommes toutes des africaines
Puisque
Nous sommes tous des africains
Puis au fil des migrations
Et donc des climats, des mutations
Du blanc laiteux au noir foncé
La couleur de peau est de grande diversité !
L'Afrique
Est d'ailleurs de plus grande diversité génétique
Que l'Europe, n'en déplaise au racisme médiatique
Ainsi
Par exemple, en Namibie
Il y a 28 groupes ethniques
Pour 2 millions d'autochtones, c'est féerique
Mais il ne faudrait plus
Aucune nationalité, aucune frontière
Mais il ne faudrait plus
Aucun dogme, aucun repère
Anarchie de la géographie
Géographie de l'anarchie
Les acides aminés
Sont les briques de la vie
Pourtant, rien n'y est hiérarchisé
Ni juge, ni policier, ni avocat, c'est cela la vie
Il faudrait être anationaliste
Habitant, habitante de la Terre, au pire, anarchiste
La diversité génétique
Est comme un virus frénétique
D'une population initiale de 10.000 personnes
A sept milliards aujourd'hui, personne cela n'étonne
Et des milliards en plus, un jour
Sauf pour éviter l'apocalypse, un grand détour
Cela n'empêche pas
De faire des gens, des identiques
De la fameuse pensée unique
Cela n'empêche pas
De faire des gens, une collection de semblables
Les mêmes conditionnements, c'est donc vraisemblable
Travail, famille, patrie, syndicat, organisation, parti
Après des millénaires, une même alchimie
Il est vrai que les 3 kg de peau pour la femme
Il est vrai que les 5 kg de peau pour l'homme
Et les 300 millions de virus bactériophages
Souvent notre immunité est nécrophage
Notre peau imperméable, kératine, pour notre nage !
Planète Terre, matin et soir
Planète corps
Planète de toute histoire, du vivant et du mort
Tout s'y retrouve
Tout y est de la même louve
Une seule même origine, y couve !
Et partout des tas d'atomes
Qui sont des douleurs et des baumes
Poussières, planétésimaux, planètes
Et perpétuel recyclage, c'est tout bête
La nature est atomique
L'ADN est atomique
Sur Terre, 92 éléments chimiques
Objets, humains, matière, tout à l'identique
C'est l'assemblage atomique
Qui fait la différence pourtant mimétique
Et des molécules qui deviennent critiques
Cependant que dans l'Univers
Neuf fois sur dix, c'est un atome d'hydrogène
Le proton et l'électron qui sont son Amen
Et encore quarks et gluons, pour tout parfaire
Nonobstant, nous connaissons seulement 5 pour cent de l'Univers
Les 95 pour cent restants sont un grand mystère !
Comme une autocensure
Au niveau de l'humanité, une démesure
Tout le non-dit qui s'accumule
Pourtant, le seul pas ridicule
Ce qui ne peut se dire
Ce qui ne peut pas se dire
Ce qu'il est interdit de dire
Ainsi
L'autocensure
Pour qu'un livre soit publié
Ainsi
L'autocensure
Pour qu'un article soit accepté
Ainsi
L'autocensure
Pour ne pas systématiquement se bagarrer
Ainsi
L'autocensure
Pour pouvoir passer à la radio ou à la télévision
Ainsi
L'autocensure
Pour le droit à la manifestation
L'autocensure
En tous domaines, en toutes choses
Elle est dans toutes les causes
Sinon
L'expression est interdite
Ou dans certaines limites
Tout étant sacré
Rien ne peut réellement se dire
Certes, cela peut parfois, en ébauche, s'écrire
Mais dans le seuil de ce qui est toléré
Comme feu marquis de Sade, en exemplarité pléiadisée
Cela n'est pas comme les plantes invasives
Qui sont quasiment définitives
Plantes ornementales, agriculture, jardinage
Où encore le colonialisme et ses ravages
Baccharis halimifolia, Renouée du Japon
Balsamine de l'Himalaya
Ambroisie élevée
La berce du Caucase
Très toxique, cultivée sous feu Staline
La Séneçon du Cap
Pour l'industrie de la laine
Partout, en Europe, les plantes allochtones
Mettent 70 ans pour se propager
Les plantes autochtones
Mettent 120 ans pour se propager
Et trois plantes sur quatre sont allochtones
Car des milliers de plantes étrangères
Sont introduites en Europe, chaque année
Cela n'est pas de la xénophobie réactionnaire
Simplement, les plantes autochtones sont menacées
Et 14 milliards d'euros de dégâts chaque année
Selon les plantes et les régions
Le commerce du capital, mondialisation !
Quand la botanique est aussi politique
L'autocensure, se voiler la face, chimérique
De par nos religions, de par nos idéologies
De par nos croyances, de par nos mythologies
De par nos morales, de par notre enseignement
Tout est ainsi fondamentalement aberrant
C'est tout cela notre autocensure
Depuis des millénaires, notre culture
Autocensure consciente et inconsciente
Une montagne de non-dit, en attente, tout ce qui reste
Mais sinon, peut-être
Pour enfin l'être
Ou dans les conditions présentes
Où toute réflexion non conditionnée est absente
La planète Terre, tout le monde voudrait la quitter
Avec autant d'empressement qu'une pièce enfumée
Comme Cuba, ce pays au régime stalinien
Comme un peu partout, tout nationalisme ne vaut rien
Et depuis 1959, cent mille personnes
Sont mortes, en essayant de fuir le pays
Tellement l'idéologie politique y est bonne
Censure, autocensure, vite, que vienne l'anarchie !

 
Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 
 
 
 
 
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 23.07.2015.

 

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