Patrice Faubert

Les dépossédés

Les dépossédés
N'ont aucune patrie
Les dépossédés
N'ont aucun parti
Les dépossédés
Ne sont pas algériens
Ne sont pas français
Ne sont pas allemands
Ne sont pas chiliens
Ne sont pas russes
Ne sont pas africains
Les dépossédés
Ne se veulent rien
Se vouloir quelque chose est fruit amer
C'est la matrice de toutes les guerres
Les dépossédés
Ne vont pas manifester
Ne veulent rien remplacer
Les mentalités doivent se transformer
Toutes les religions et les idéologies
Sont des possessions, pour l'esprit déformé
Tout ce qui est connu
Est sans aucune valeur
Et c'est toujours l'inconnu
Qui fait notre grande terreur
Tous les ismes sont dans l'erreur
De l'être humain, font le malheur
Toutes les politiques sont une maladie
Le vrai contraire de l'anarchie
Tant qu'il y aura des militants
Partout, il y aura du sang
Le militant est un croyant
L'idée le possède, c'est un dément !
Le religieux, le militant; le croyant
Trois familles d'un même fanatisme
Qui sont à la vie, un perpétuel cataclysme
Ce sont des militaires, le même mouvement !
Qui pense comme nous, a du talent
Et sera encensé par son camp
Qui s'oppose à eux et elles, sera lapidé
Sera moqué, calomnié, nié, ignoré
Le fanatisme de l'idée
Est l'idée du fanatisme
Avec son règlement tout préparé
Et quelques célébrités utilisées
Pour ainsi, se faire financer
Tous les ismes fonctionnent ainsi
Même celui qui se réclame de l'anarchie
La célébrité nous donne du talent
Comme l'argent nous rend puissant
Et si cela vaut tant
C'est donc, forcément intelligent !
La célébrité fait le talent
Le talent ne fait pas la célébrité
Comme le clochard avec l'habit du savant
Toute idée arrêtée
Est une idée aliénée
Est une idée camisolée
Et toutes nos idées sont arrêtées !
Par la police de nos pensées
Des pensées arrêtées
Et donc pleines de préjugés
Sur les gens
Sur les évènements
Sur moi, sur toi, sur il, sur elle
Sur nous, sur vous, eux, elles
Les dépossédés
Ne sont pas dans hier, demain
Seulement dans aujourd'hui, sans fin
Nos idées arrêtées
Sur des évènements, sur des gens
Ne sont jamais détachées
Elles sont possédées par l'idée
L'idée que nous nous faisons de l'idée !
Les femmes et les hommes sont possédés par leurs idées
La pensée du détachement
N'est pas le détachement de la pensée
Le fonctionnement du monde
Est aux idées, sa ronde
Nos existences, uniquement, se quémandent
Dans la société spectaculaire marchande
Et sa suite techno-industrielle
Qui veut toujours se faire belle
Toutes les vedettes spectaculaires
En sont le miroir, les bonnes et mauvaises affaires !
Quand nous jouons ce jeu truqué
De différentes façons, nous sommes récompensés
Nous sommes en gloire, aimés, reconnus
Dans le cas contraire, nous restons inconnus
Vilipendés, incompris, rejetés, méprisés, plagiés
Les dépossédés
Ne se veulent, ni ceci, ni cela
A nos valeurs, ils sont des étrangers
Ils ne sont, ni juges, ni policiers
Ni censeurs, ni avocats
Personne ne les voit
Personne ne les entend
Toujours dans leur temps
Toujours hors du temps
A chaque instant
La vérité devient mensonge
A chaque instant
La réalité s'évanouit comme un songe
C'est le couple d'un jour
Qui fait juste un tour
Et que nous croyons pour toujours
C'est la mère et son enfant
De l'instant figé dans le présent
C'est l'océan des apparences
C'est l'illusion de la romance
Comme le capitalisme humanitaire
De conception forcément réactionnaire
Qui maintient les pays pauvres en tutelle
De la dominance, avec sa solution, à elle
De cette gabegie, Haïti, est l'exemple formel !
Nous ne savons plus, qui est qui
Nous ne savons plus, qui manipule qui
Dans n'importe quel gouvernement
Dans n'importe quelle organisation
Dans n'importe quelle obédience
Le ver est dans le fruit
Tous les coups sont permis
A qui veut faire du profit
Et le vote par dépit
En France et ailleurs, dans d'autres pays
Jouant de l'abstention, élira (née en 1968) Marine Le Pen
Et les yeux se rempliront de peine !
L'irréflexion est amie de la déception
Le ressentiment est le copain de la frustration
L'information n'est pas les faits divers
Le fait divers est le produit de toutes les misères !
Pour se vider, scalper son égo
Se sentir plus léger, écrire, en étant incognito
Comme moi, il faut être un rigolo
Personne ne vous lit
Tout le monde vous chie
Mais nous nous amusons, c'est notre paradis !
Il ne faut jamais essayer
De plaire à toutes les pensées
Car quoi que nous fassions
Nous serons toujours détestés
Le codage nerveux est trop différent
Jalousie, envie, calomnie, mesquinerie
Tout ce qui nous attend
Surtout des amis de nos amis
Qui ne sont pas nos amis
Et qui de fait, sont nos possibles ennemis
Jalousie, envie, calomnie, mesquinerie
Plagiat, coup monté, usurpation, flagornerie
Au moins, quelqu'un l'aura dit
Un sans parti, un sans patrie
Un sans religion, un sans idéologie





Patrice Faubert (2013) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur "hiway.fr"

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 11.04.2014.

 

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