Nadège Ango-Obiang

Monologue entendu



C’est comme un soir dans la folie de la jeunesse
Tout est si palpitant que les ténèbres sont nos amis
Il se consume dans les traces du cœur de l’innocence
Ce que l’on ne retrouve que plus tard, par regret
L’espérance  
Des choses se forment, invitent des trames, des tourments
Dans la palpitation de la découverte de la vie, à nue
Nous nous offrons sans tiédir à ce soleil sur le visage
Emporté par le bonheur de respirer des millions d’émotions
Que d’ivresse !
Craquellent les premiers amours, anéantie l’impression de pouvoir
Sur chaque pas, le doute. Comme un verglas sans prévision
Le dos se heurte à ce qui jadis faisait le bonheur de nos pieds
Le sanglot dans la gorge, les jambes rouspètent sur une route de hasard
La hantise
S’enfuie légèreté, insouciance, et passion
Enfouie dans les conflits de raisons et de possession
Ce qui coupe, transperce, peut conquérir ce qui meurt
Et non la verve vertueuse des méprises autrefois conviction
Une erreur
Dans la croyance de la cruauté du feu
A la saveur des flammes, de la désolation
A la récolte abondante de ces dus si poursuivi
Reviens quant même l’enfant qui cherche une main
Comment consoler ? 
Devant la poussière du travail donnant au cœur son insipidité
Car la crainte pour chaque jour de rater le convoi de la productivité
Rejette la chaleur du soleil dans une main parce que demain fait pleurer
Et que les tripes humaines se noient dans le déluge de ce qui a tué l’allégresse
La détresse
Comme un mur qui résonne amplement sous des griffes acharnées, et des poings révoltés
L’impression d’abandon, le désarroi de la solitude, ces cils qu’on refuse de mouiller
Au-dedans, la certitude d’être résigné, enfermé dans ce miracle qui devient fatalité
Me brûlent, me mordent, me rongent toutes ces choses que j’ai absolument détesté
La fureur
Epuisée d’être brave, accablée de supporter d’être en vie
Le râle de la pente à atteindre est incessant, bien que tout soit mort dans la jungle
Tout dans le vrai n’est que mascarade, entre fauves et agneaux
Mais la misère est réelle, celle de vivre sous le joug de ce qu’on ne veut pas
L’évidence
Il est hors vu le rire dans la nuit précoce de la jeunesse
Même sans joie, on imagine la sensation de pouvoir encore se revoir
Qu’importe le courroux intérieur par la clairvoyance de l’existence
Bleus, plaies, offenses ramèneront toujours les jours à l’identique
L’instant de silence
Où le cœur s’en remet aux rêves, l’esprit aux astres
L’impatience à la chance, la détresse à l’inconnu
La force à l’affection, le soupir aux baisers
Une eau tranquille dans un mouvement de plénitude
Sur qui poser ma tête ?
Balloter dans un adieu les haines insensées
Quand voudrait se souvenir la corde mouvante de l’intelligence
Que j’ai caché, pourchassé par les seules à vouloir la combattre
Je m’assure de ne vouloir qu’une main sur mes tempes
Le répit
Le cœur en l’air, les yeux souillés, les oreilles crevées
Ramperai-je toutes les fois que je condamne le sang séché ?
Une main me manque, des mots me broient, des sourires me déroutent
Briserai-je enfin le seau de l’implacable issue de n’être qu’à être ?  
C’est une Aberration
D’immerger de la réalité et se vanter de posséder des songes
Que tant d’essences convoitent, avec la détermination d’un démon
Arrachés sont les espoirs, ces doigts de secours qui se dissipent
Comme un autre voile dont on est privé pour que cesse l’illusion d’un meilleur
Un cantique
Que j’espère chanter dans l’évanouissement de toutes ces mines de malices
Que soupire dans la quiétude, la satisfaction d’être réconforté
Anéantir cette muraille de froids objectifs, reconnaître dans un trou
Par un œil, une autre aube dans la félicité, renier de bout en bout   
Le chagrin.
 
  
 
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 02.11.2013.

 

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