Said Chourar

Qui se souvient de la Révolution

Des hommes ont décidé de mourir
Pour donner aux autres la liberté
Ils ont choisi d’être des martyrs
Et ils ne l’ont fait que par fierté

Ils allèrent peupler les maquis
Vivant comme de grands parias
Ils savaient que rien n’était acquis
Les malheurs se suivaient en norias

Ils laissèrent enfants et femmes
Dans une misère des plus atroces
Ils n’avaient que cette belle flamme
De vaincre cet ennemi si féroce

Que de braves sont morts anonymes
Et leurs corps dévorés par des chacals
Leurs rêves visaient les hautes cimes
Et la douce liberté était leur but final

Ils acceptaient tous les sacrifices
Pour le bonheur de tous les leurs
La mort était pour eux un délice
Qu’elle leur était un bel honneur

Ces aventuriers qu’on appela frères
Imitèrent le colon dans ses actions
Ils nous imposèrent toutes misères
Dans cette prison devenue nation

Quand vint enfin cette liberté rêvée
Elle ne profita point aux roturiers
La Révolution était frêle et inachevée
Qu’elle échut aux mains d’aventuriers

Les richesses sont étalées sans vergogne
Comme une insulte à notre mémoire
Le pays vivra toujours dans la grogne
Et notre avenir se fait dans le désespoir

La jeunesse y assista toute incrédule
A la rapine faite par de forts maitres
La haine nous mine et l’amour recule
Et c’était le règne de tous ces traitres
Nos gouvernants sont des gens haineux
Et nous ne pouvons les aimer un jour
Ils ont amassé des trésors faramineux
Nous réduisant en esclaves de toujours

Les secousses se suivront aux secousses
Et c’est notre malheur qui se prépare
Les haines sordides germent et poussent
Et il nous semble qu’il est bien trop tard

La Suisse et la France sont leurs escales
C’est là bas qu’ils fructifient leurs avoirs
Nul ne pourra oublier tout ce grand mal
Qui nous prive d’un moindre petit espoir

Le peuple se lèvera dans un jour proche
Contre ces grands esclavagistes infâmes
Le jour de la liberté retrouvée approche
Et ils périront par le feu et les flammes

Ceux qui nous planifient tous ces malheurs
Doivent savoir que tout ici-bas a une fin
Ils doivent voir enfin que notre honneur
A l’odeur de l’atroce mort pour parfum


Chourar Said

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 01.07.2011.

 

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