Karl Wiener

Le Navigateur solitaire

 
      On flotte à travers le monde, bavardant et téléguidé, un de ses bras toujours plié, la main pressée sur son oreille, parlant avec son combiné. Mentalement, On n’est jamais à l'endroit où on se trouve physiquement. Au XVI siècle, déjà le philosophe français Michel de Montaigne écrivit  par mesure de prudence : « Nous nous ne  trouvons jamais chez nous même, mais toujours à l’extérieur. Le désir et l’espérance nous dépouille du sentiment et de nous même».


      Au forum du téléphone, le tout premier, en 1861 à Francfort, l’inventeur Philip Reis a reçu ces mots révolutionnaires: «Le cheval ne mange pas de salade de concombres». L'empereur du Brésil a appelé avec étonnement à l'Exposition Universelle de 1876 à Philadelphie: «Mon Dieu, il parle!». Depuis ce temps-là, bien que la technologie de communication se soit développée énormément, l’importance du contenu des informations échangées est resté parfois en arrière de ce développement. Souvent, il se limite au message : «Je me trouve devant la porte, on sonnera tout de suite».

 

      Ces anecdotes,  que la vérité semble authentique, sont attribuées à de grands hommes ou de grands événements, bien qu’on ne puisse pas le vérifier aujourd’hui, si le cheval ne mangeait vraiment pas de salade de concombre. L'histoire qui suit concerne une figure moins connue et un événement moins important, mais elle a l'avantage que je m’en porte garant.

 

      Un beau dimanche de la Pentecôte nous avions convenu d’un rendez-vous avec des amis pour un pique-nique au bord d’un petit lac. Nous nous rencontrâmes à un parking à proximité du lac et, chargés de nos paniers-repas, nous nous mîmes en route pour le lac. Arrivés, nous étendîmes les couvertures et nous assîmes. Bavardant et riant, nous jouissions du jour de printemps. Après avoir mangé et bu beaucoup des nous choses, certains d’entre nous décidèrent de se promener autour du lac. Vu que nous avions choisi la direction de marche dans le sens des aiguilles d’une montre, il fallait seulement faire attention à choisir toujours la bifurcation à droite, si elle ne prenait pas fin dans le marais ou dans l’eau. Environ une demi-heure plus tard, nous fîmes signe aux amis restés sur la rive opposée. Au bout d’une heure nous arrivâmes sains et sauf au point de départ. Les amis-là nous posèrent étonnement la question, où nous avions laissé Jean.

 

      Notre ami Jean était parti plus tard que nous dans la direction opposée. Donc il fallait seulement piloter toujours à bâbord pour nous rencontrer à mi-chemin.. Mais apparemment il avait quitté sa route. Nous attendions en vain son arrivée après sa ronde. Jean était disparu et nous nous faisions du souci pour lui. Après des heures il est apparu, escorté par deux policiers. Il avait perdu son chemin et dans sa détresse il appela par téléphone mobile au secours. La police le trouva  loin du lac et le prit sous sa garde. Jean était fier et se considérait comme astucieux.


      Je ne sais pas ce qui a causé Jean pour quitter l'orbite et tourner tangentiellement vers le vent. Sans doute il avait essayé de naviguer par téléphone mobile au lieu de s’orienter à l’aide de son voisinage. De tout façon, il n’eut pas navigué sous une bonne étoile et se trouvait loin de son objectif envisagé dans l’obscurité de la forêt. Il pense qu'il doit sa vie à la technologie de communication moderne et n’admit pas, qu’il aurait trouvé le bon chemin par «l'appréciation de ce qui est autour de lui ». Heureusement, il avait dérivé en direction centrifuge, si il avait quitté le circuit dans le sens opposé, il aurait dû appeler les marins sauveteurs au lieu de la police.

   

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 19.01.2011.

 

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