Sarah Jiwwan

Printemps


Je sortis de l'autobus, le vent s'engouffra dans mes cheveux. Un vent chaud, un vent d't. Le premier de la saison. J'tais heureuse, tout simplement. Le soleil et ses rayons qui chauffaient ma peau me rendaient heureuse plsu que tout au monde. Je dcidai de marcher travers le gazon plutt que sur le trottoir. Le bruit de mes pieds dans l'herbe, quel bonheur!
 
J'avais oubli l't, j'avais oubli que j'aimais la vie.
 
Je dcidai de faire un grand dtour, je ne voulais plus entrer l'intrieur. Je marchai, le sourire au visage, me disant quel point j'tais bien. Presque arrive devant la porte de l'cole, j'hsitai et finalement abandonnai l'ide d'entrer.
 
Je repartis dans l'autre direction et me rendis au parc non loin. J'avais enlev ma veste que je mis sur le sol pour m'y tendre. Le soleil me brlait la peau, j'adorais. Le bruit des oiseaux, le petit vent doux et ces enfants qui jouaient au loin.
 
Je cueillis une fleur. Il m'aime, un peu, beaucoup passionnment...la rponse ne fit qu'augmenter mon bien-tre. Le printemps a toujours t la saison ou mon coeur volage faiblit aux premires douces paroles. Cet t ne faisait pas exception. Sa voix flottait dans mon esprit comme une douce chanson. Dans une heure, il serait lcole. ce moment, le btiment serait encore plus attirant que le soleil dt.
 
Je posai ma tte sur le sol et fermai mes yeux. Ma tte se vida, j'avais oubli qu'une tte pouvait tre vide. Elle s'emplissait tout doucement de lgers bruits de pas dans l'herbe, de rires frais, d'odeurs du printemps et du vent qui glissait sur le feuillage des arbres nouveaux-ns.
 
Soudain, le soleil cessa de brler ma peau. Un nuage. Je ny portai pas attention.
 
Deux mains normes saisirent alors mes paules. J'ouvris mes yeux et vis son visage tout prs du mien. Un visage qui hanterait les annes venir. Le vent chaud fut remplac par la froideur de son tre. Le bruit des enfants par celui de mes cris touffs. Je n'arrivais plus bouger. Alors qu'il dtachait son pantalon, je fermai mes yeux. Les larmes coulrent.
 
Je me rappelle aujourdhui de cette journe qui fut la dernire o le printemps rchauffait mon cur. Mon cur qui depuis est habit par le froid glacial.
 

 

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Verffentlicht auf e-Stories.org am 06.08.2009.

 

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