Patrice Faubert

Paraphysique du clonage psychologique

Tout ce que nous pensons
D'autres le pensent, l'ont pensé, le penseront
Tout ce que nous écrivons
D'autres l'écrivent, l'ont écrit, l'écriront
Tout ce que nous imaginons
D'autres l'imaginent, l'ont imaginé, l'imagineront
Tout ce que nous faisons
D'autres le font, l'ont fait, le feront
En poésie, en science, en technologie
En peinture, au travail, pour toutes les choses de la vie
Diversité de la fragmentation
Fragmentation de la diversité
Dans l'idéologie de la prison
Qui est la prison de l'idéologie
Comme dans toute religion
Comme dans toute théorie
Avec ses mandarins
Avec ses doctrinaires
Avec ses idéologues, qui se croient malins
Et toute la suite réactionnaire
Tout cela, du corps, est la dialectique
Qui ordonne les phénotypes
L'environnement social et politique
Imprimant et structurant la morphopsychologie, c'est fatal !
Avec le lymphatique, le sanguin
Avec le nerveux, le bilieux
Toujours tout en un
Pas de type pur, c'est mieux
Mais le morphotype ou phénotype
Est sans vrai sosie, et donc unique
Dans la génétique des populations
Trop dépendante de l'environnement et de ses tribulations
Mais tous et toutes
Tous les jours, nous le constatons
La société marchande suit la même route
Du déterminisme économique de nos conditions
Et l'on retrouve forcément
Des gens qui nous sont ressemblants
Même ailleurs, que dans notre propre pays
Aux mêmes comportements
Mais aussi, souvent, aux actes complètement différents
Et tout ceci donc tant mentalement, que physiquement
Comme si nous sortions
D'une usine de conditionnement
Pour nous mouler de telle ou telle façon
En fonction
Des besoins de l'économie
Du patronat, du salariat, et de tout ce qui s'en suit
Tant de Gérard
Tant de Patrice
Tant de Jacques
Tant de Michel
Tant de Pierre
Tant de André
Tant de Jean-Luc
Tant de Jacqueline
Tant de Catherine
Tant de Capucine
Tant de Lilia
Tant de Jeanne
Tant d'Eliane
Tant d'Eugénie
Des morphotypes uniques
Pourtant engrammés aux mêmes mimiques
Ils et elles sont nos âges différents
A 20 ans, à 40 ans, à 60 ans, à 80 ans, à 100 ans
Ils et elles nous ressuscitent
A nous voir, nous revoir, ils et elles, nous incitent
Partout sur Terre, un gigantesque plébiscite
Et toutes les grilles
De l'interprétation pour expliquer les phénomènes
Grilles qui toujours nous fusillent
Et que toujours la réalité malmène !
Ainsi, je me suis vu
En 1977, sur une vidéo you tube
Regardant, à l'aide d'un petit miroir, sous les jupes d'une infirmière
Par un usurpateur qui ne manque pas d'air
Car cela, j'aurais pu le faire
Nonobstant, cela n'était pas moi
Hélas, car quel bel émoi !
Mais de la vue
Sous les dames, moi aussi, je le pus !
Cela n'est donc pas un drame
Toutes et tous
Et même si l'on tousse
Nous avons nos exemples
Toutes ces constatations sont amples !
Mais il n'y faut aucune rigueur
Mais il n'y faut aucune rumeur
Car toute doctrine
A l'humanité est toujours maligne
Comme toute militance
En tous les domaines est une nuisance
Ainsi la phrénologie
Partielle et partiale est surannée
Ainsi la physiognomonie et la morphopsychologie
De feu ( 1901 - 1995 ) le docteur Louis Corman, est recyclée
Chaque être humain
Est et ne peut-être qu'un ignorant
De l'illettré au plus grand des savants
Ainsi la prétention
Ainsi l'infatuation
Du peintre, de l'écrivain, de la célébrité
Et aussi, de moi, de toi, d'eux, d'elles, de lui
Nos fausses vérités dogmatiques
Nous voulons les imposer, c'est tragique !
Pas seulement les fascistes rouges
Pas seulement les fascistes bruns
Et le fascisme libéral qui régente le monde
Ou le tout et le rien
C'est la contre-révolution permanente qui les couve !
Nos mandarins, nos maîtres à penser
C'est la pensée de nos maîtres
De l'anarchie, du fascisme au gauchisme, comme c'est bête !
A la vie sont toujours des traîtres
La surpopulation est une sorte de clonage
C'est un clonage psychologique
Pour tous et toutes la même nage
Les mêmes souffrances mélancoliques
Qui nous font
Peintres, poètes, musiciens
Cinéastes, chanteuses, écrivains
Qui nous font
Ménagères, employées, prostituées
Ouvrières, patronnes, routiers
Femmes et hommes
Aux mêmes larmes attristées
La surpopulation
Est un clonage psychologique
En fonction d'impératifs économiques
A pour enfant, une détestation généralisée
Une balance des paiements à équilibrer !
Personne
Ne peut plus supporter personne
Personne
N'aime plus personne
Et néanmoins, le sens commun reste sourd
Aux 353015 personnes qui naissent chaque jour
Le sexe de l'homme est une fronde
Qu'aucune sagesse ne gronde
De la chair à canon
De la chair à profit
De la chair à dépit
De la chair à dépression
Le ventre de la femme pond
Pond, pond, sans aucune réflexion
De toutes les armes
C'est encore l'arme psychologique
Qui fait couler le plus de larmes
Bien plus encore que l'arme chimique
Déjà utilisée à l'époque antique
Du cadavre contaminé, jadis, à la peste bubonique
Aux terrifiants gaz neurotoxiques
Des gaz irritants
Des gaz suffocants
Des gaz vésicants
Et même par extension, tous les défoliants
Tous les gaz divers, bien avant la Syrie
Guerre industrielle, guerre de la chimie
L'arme psychologique
Au service de la guerre psychologique
Chair à canon
Chair à profit
Chair à dépit
Chair à dépression
Ce qu'est l'être humain pour l'économie
Qui au cerveau devient de la chimie
La surpopulation est une malédiction
Qui se perpétue de génération en génération
Le clonage est purement psychologique
Nul besoin pour cela, de la génétique !
Des fausses valeurs, nous sommes avides
A la vraie compréhension, nous sommes rigides
A toutes les convivialités, nous sommes perfides
Le nous est je, le je est nous
Moi, toi, eux, elles, lui
Au plus beau paysage de la télévision
Il manquera toujours la sensation
Comme l'a bien compris
Un voisin de palier, à Tonnerre, Gérard Despeghel, dit gégé, un ami
Tout ce qui n'est que lu
Est à la réalité une supercherie
Est à la réalité une gabegie
Comme imaginer la prison
Et être en prison
Comme imaginer la mort
Et être mort
Ce que nous ignorons dans nos viscères
Ne peut se représenter réellement dans l'imaginaire !
Comme la vie
Qui ne sait pas vivre
Et qui ne se trouve dans aucun livre
Seule la chose qui est, délivre !
Chair à canon
Chair à profit
Chair à dépit
Chair à dépression
 
Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 13.12.2016.

 

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