Patrice Faubert

Paraphysique de vicariance gravimétricienne

Les désolations interconnectées
Facebook, et autres réseaux aliénés
De toute une fausse intersectionnalité
Tout confondre, tout mélanger, tout noyer
Quand tout est divisé
Tout est ainsi séparé
De même pour la petite propriété
De même pour la grande propriété
C'est toujours de la propriété
Le capital a de quoi s'amuser
Mon, ton, son, ma, ta, sa
Tout le monde propriétaire, voilà
Tout y est donc classifié
Tout y est donc archivé
Aucune réelle unité, aucune réelle solidarité
Ou seulement dans l'isolé, dans le séparé
Femmes, hommes, enfants, ouvrières, ouvriers
Employés, cadres, pauvres, riches, intérêts opposés
Et même pour se chauffer
C'est encore pour les privilégiés
Ainsi, en France, alors que l'hiver va arriver
18 réacteurs nucléaires sont à l'arrêt
Sur 54, et des gens croient que cela n'est pas vrai
Forcément, car toutes nos façons de faire
Sont dépourvues de toute sensibilité
Mais nous nommons cela la sensibilité
La sensibilité de l'insensibilité !
C'est là le monde marchand
C'est là le monde de l'argent
De la compétition ou émulation, dans la monstruosité
De la compétition ou émulation, dans l'aberré
Une drôle de sensibilité
Qui à la sensibilité est une ineptie
Ou alors c'est de la sensiblerie
Toujours vouloir tout catégoriser
Toute une sociologie du policier
Nom, prénom, âge, profession, rien à déclarer ?
Quelle est votre nationalité ?
Si personne ne connaissait son âge
Ce qui serait le plus sage
Nous serions bien embêtés
Pour avec exactitude, pouvoir le deviner !
Car dans une société de réelle humanité
Et comme seule vérité
Nom, aucune importance
Prénom, aucune importance
Adresse, aucune importance
Profession, aucune importance
Leur en donner est pure démence
C'est bien de le dire qui est totale impertinence
Seule l'attraction affinitaire devrait compter
Selon les envies, les compétences, tout ce qui peut nous motiver !
Car, plus que faire
En vérité, tout est à défaire
Sinon
C'est de la survie généralisée
Certes, nous y sommes conditionnés
Programmés, engrammés, et surtout résignés
Moi, toi, eux, ils, elles
Avec un colossal gâchis sans pareil
Toute maladie peut-y être associée
L'inhibition de l'action trop rarement évitée
Comme pour les AVC, chaque année
Quand chaque minute peut compter
2 millions de neurones perdus à chaque minute
Pour 15 millions de personnes, zut
Dans le monde, personne ne s'en étonne
L'AVC, quand seulement l'urgence est bonne
Sinon, c'est le handicap, la mort, l'oubliance
La mort, comme pour feu Philippe Coutant
Fondateur avec Guy Cariou de la CNT de Nantes
Deux figures de la mouvance militante
Finalement
S'il fallait une résultante
Elle serait simple, une constante
Pour tous et toutes, une vie décente
La bourgeoisie c'est avant tout dans la tête
Au banquet de la vie, plus aucune étiquette
Abolition des classes, du prolétariat, des bourgeoisies, pour la fête !
Mais tout est dictature
Et ce tout dictature est dans notre tête, l'ordure
Dictature du bruit, dictature de la vitesse
De la technologie, des écrans, du zapping, tout ce qui nous presse
La dictature des encodages du capital
Surtout pour les laissés pour compte, c'est fatal
2,6 millions d'illettrés en France
Comme une inévitable évidence
Du déterminisme multifactoriel
Du déterminisme multivectoriel
Mais c'est là l'orthographe du capital
Toute une orthographe lexicale
Toute une orthographe grammaticale
Les télécommunications en font partie
En Fance, Bouygues, Richard, Niel, Drahi
Des capitaines d'industrie
Et tant d'autres aussi
Cela humilie, cela aliène, cela licencie
Nouveaux tueurs en série
Toute une technologie à leur service
Et tout un personnel que l'on visse
Avec bientôt l'ordinateur quantique
Au service du totalitarisme démocratique et du fric
Le capitalisme a son idée de simplexification
Qui rime avec isolation, qui rime avec oppression
Mort partout, vie nulle part
L'on peut considérer cela comme un faire-part !
En fait
Il faut avoir l'esprit de troupeau
Paraître, ne pas être, faire la belle, faire le beau
Se marier, avoir des enfants
Sinon l'on vous rentre dedans
C'est un homme homosexuel
C'est une femme homosexuelle
Les préjugés comme c'est vilain
Pétain reviens, tu as oublié tes chiens
Moi, je n'ai jamais voulu d'enfants
Une folie dans un monde dément
J'aime le sexe de la femme, pourtant
Mais pour beaucoup de crétines et de crétins
L'homme qui a des copains
Est un uraniste, un inverti, un homosexuel
La femme qui a des copines
Est une saphiste, une lesbienne, une gouine
La bêtise humaine est vraiment extraordinaire
La bêtise est toujours réactionnaire
Et toutes choses étant liées
C'est en tout un même procédé
Jugements de valeur, préjugés, lieux communs
Et à propos des enfants, qui meurent, c'est effrayant
Chaque année dans le monde, 200.000 enfants
Elle commence la résistance aux antibiotiques
L'organisation spectaculaire marchande est maléfique !
Sans compter tous les réfugiés
Mineurs isolés à l'étranger
C'est la guerre qu'il faut fuir
Une autre langue à apprendre, pour le dire
Et des réseaux d'esclavage
Et des réseaux de prostitution
Le test osseux qu'il faut subir
Une idiotie qui fait frémir
Tous les pays à traverser, tous les dangers
Avec l'espoir incertain, de migrer
Une succession d'images fixes, secret du cinéma
Mais là, une horrible réalité, voilà
Peuples des galaxies
Je vous le dis, je vous en prie
Ne nous laissez pas seuls/seules avec les gens d'ici
Et maintenant ces gens vont dans l'espace
Une espèce si primitive qu'elle croit aux notions de races
Vite, vite, il faut qu'on se casse
Mais pour cela aucun passe !
La fuite dans l'imaginaire
La fuite du monde réactionnaire
Mort partout, vie nulle part
Et tout un fascisme pluriel
Dans les syndicats, dans les partis
Dans les organisations, dans les pays
Mais donc et surtout dans les esprits
Moi, toi, elles, eux, elles, lui
Et un petit, tout petit, reste de République
Toute dominance s'installant en politique
Avec toute une vicariance
Qui sait apprendre toutes les danses
Pourtant, sans les combats d'hier
La vie serait encore plus amère !
 
Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 17.11.2016.

 

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