Patrice Faubert

Le carré des indigents ou la fosse commune

En France
Si vous n'avez pas d'argent
A votre mort, c'est le carré des indigents
Ce qui vous attend
C'est la fosse commune
Pour ceux et celles qui n'ont pas la thune
Et si au bout de cinq années
Votre corps n'est pas réclamé
Place aux autres, il faut le brûler
Une façon, sans aucune cherté
Pour se faire incinérer
Sans les fleurs et les couronnes
Pour ceux et celles, qui le coquillard, s'en tamponnent
La commune vous prend en charge
Sous terre, vous serez encore en marge
Le marché de la mort
N'est pas la mort du marché
C'est le marché du plus riche, donc du plus fort
La lutte des classes sans aucune subtilité
Le carré des indigents
Déjà, on nous attend
Pas le temps
De faire une toilette
Pas le temps
De faire des emplettes
Le carré des indigents
Nous attend, dans ses oubliettes
Pour les pauvres, en France ou ailleurs
C'est toujours la même heure
Jamais aucune pause
Rarement une rose
La fosse commune
Car tu n'as pas de pécune
Carré des indigents
Car tu n'as pas d'argent
Toujours pareil, jamais de soleil
Mais une fois la mort
Ils se valent tous, nos sorts
Mais une fois la mort
Sont particules d'univers, nos corps
Et au fond, alors
La mort n'est que la mort
Mais nous en faisons des rituels
Mais nous en faisons des ritournelles
Nous en remplissons nos gamelles
De la propagande, de la guerre, pêle-mêle
Fosse commune
Carré des indigents
Ceux et celles dont personne ne veut
Comme jadis, les gueuses et les gueux
Peu nous chaut des appellations
Qui sont des traditions
Qui sont toutes des propagandes
Qui vont toutes en diverses bandes
Chaque pays
En fait des simagrées
Chaque pays
Avec son cérémoniel, en fait son habileté
C'est la lutte des classes
Dans les cimetières, avec ou sans trace
Puis la mort, anonymement, c'est le carré des indigents
Et comme vous le savez
Par des intimes, je voudrais être mangé
Mais pas de fantaisie autorisée en ce domaine
Qui comme toutes choses, est codifié par la haine
Et tant pis pour cette envie
Quand tout pour moi sera fini
Attendez-moi
Faîtes-moi de la place
Enfin, nous serons les rois
Dans la mort, car la vie, nous fut rapace
 
Patrice Faubert ( 2010 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 28.09.2016.

 

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