Patrice Faubert

Paraphysique d'amphibologie polysémique

Et à propos des dopés
Ce qui serait seulement d'aujourd'hui
Le passé, beaucoup en rit
Il suffit de se replonger
Dans l'histoire du cycliste feu ( 1889 - 1935 ) Henri Pélissier
Ancien vainqueur du Tour de France
En 1923, cela n'était pas l'évidence
Qui prenait de la cocaïne pour les yeux
Du chloroforme pour les gencives, encore mieux
De la pommade, diverses pilules, pour briller de mille feux
En sport, comme à la une des faits divers
Il faisait le gros titre de certaines affaires
Sa femme qui en 1933 se suicida
Et en 1935, sa maîtresse qui l'assassina
Vraiment, là, des forçats de la route
Avec le corps squelettique, le moral en déroute
Comme de ce temps, où tout était plus dur
Même si l'air y était plus pur
Et aussi le fameux Paris-Strasbourg à la marche
Dès 1926, 520 km, la plus grande épreuve de marche
Sur les épaules des géants
En science comme en sport, il y eut d'autres temps
Mais aucune compétition n'est loyale
Car la compétition c'est le capital !
Le seul vrai paradoxe
De la sorte, si peu orthodoxe
Alors que
Saturne et ses 62 lunes
Alors que
Jupiter qui pourrait contenir 13000 Terre
Certes
Ce sont des mastodontes gazeux
Mais quelques satellites, avec de l'eau, eux
Rien de nouveau sous notre soleil
Pourtant rien n'est jamais pareil
Chaque être humain
Ne voit que midi à sa porte
Surtout au niveau politique
Psychologique, géographique, physique
Et autre sorte de musique
Cela en devient philosophique
En réalité, son petit intérêt personnel
Sa petite vie personnelle
De l'aliénation salariale
De l'aliénation familiale
De l'aliénation du couple, engrenage infernal
Et toujours s'expliquer
Et toujours se justifier
Et toujours se déculpabiliser
Ainsi
Il n'y a pas de vie libérée
Sous le capital, toute vie est cadenassée
Sous le capital, toute vie est confisquée
Car nous nous faisons la guerre
Car tout produit de la guerre !
Avec toujours aussi de bonnes raisons
Sachant ainsi trouver d'implacables justifications
Comme l'agronomie de l'économie
Plus simplement l'économie de l'agronomie
Et bientôt une pénurie de phosphore
Car de la viande, encore et encore
En effet, 1 kilo de viande
Valant pour 16 kilos de céréales
Comme un faux parfait égal
La raison toujours en quémande
Et il faut aussi compter avec l'engrais phosphaté
De l'uranium, du cadmium, dans les champs
114 tonnes, en Allemagne, chaque nouvel an
Comme les idées
Il y a la récupération des eaux usées
De la bonne fiente, du bon lisier
Et comme c'est les vases communicants
Partout, l'argent, prend
Tout un fonctionnement dément
De la nourriture pour les algues vertes
Et ce surtout, par les grandes chaleurs, certes
Entre 2030 et 2040
Pénurie mondiale de phosphore
Moins de production alimentaire, en ce temps, alors
Le phosphore c'est là aussi, notre ADN
Nos os, jusqu'à, de quelque sorte, notre identité
Mais dame nature n'a aucune finalité !
Et pour en revenir au lisier
De la fiente, Bretagne, lieux d'insalubrité
9 millions de porcs
97 millions de poules et poulets, toujours plus, encore
L'économie devenue folle
La loi de Gordon Moore qui là aussi décolle
Le monde devient une peinture de feu Jérôme Bosch
Comme son enfer, c'est vraiment moche
Du carbone, de l'oxygène, de l'hydrogène
Sont plus indispensables à la vie humaine
Que n'importe laquelle économie
Toujours du marché et du profit
Ou alors, c'est l'anarchie
Mais nous sommes si conditionnées
Si programmés, si engrammés
Par les  lois du capital, si déterminés
Ce qui devient l'horizon indépassable du capitalisme
Tout cela déteint sur tous et toutes, horrible cynisme
Certes
Il y a la réalité de tous les jours
Difficile à toute théorie de lui faire la cour
La maladie, la mort, des proches
Tout ce sinistre quotidien qui nous torche
La pensée séparée reste sous son porche
L'organisation de la pensée séparée
La pensée séparée de l'organisation
De tout parti, de toute organisation
Ainsi tout procède de la réaction !
De la sorte
Aucune relation ne peut-être sympathique
L'organisation capitaliste étant anosognosique
Et chaque être humain sous cette emprise hypnotique
Cependant que justement, chaque être humain
Aussi indéfinissable qu'unique
N'est pas remplaçable, c'est logique
Mais donc les mêmes idées en lien
Avec aussi, le travail, la famille, la patrie, c'est certain
Tout le monde
Avec un discours logique
Se persuadant d'avoir raison
Et en cas de la moindre contestation
C'est la guerre, c'est l'horion
Les familles où l'on ne se parle plus
Ou alors, des efforts sont faits, une sorte de mue
Les copains et les copines qui se fâchent
Des idées politiques qui se lâchent
Ou simplement des façons d'être
Qui finissent par s'envoyer paître
Toutes les idées ou presque sont pourtant si ressemblantes
Que la sociologie en devient marrante
10 coups de trique
8 coups de trique
5 coups de trique
Comme un aboutissement philosophique !
Et si la nature est amorale
Le capital, lui, est complètement immoral
Et à la vie elle-même, il est fatal
Certes
De la glycérine dans les comètes
La ceinture de Kuiper, pour elles, c'est la fête
20 acides aminés pour des protéines
Et l'évolution qui s'amuse ou se débine
Ainsi
Il faudrait beaucoup de Zambèze
Pour y contenir tous nos soucis, à l'aise
Et la révolution
Qui serait à long terme, la seule solution
Pour en finir avec toute régression
De la vie humaine, une autre conception
En finir avec toute propagande
Toute une information tronquée, en quémande
La rentrée des classes, la rentrée des vacances
La rentrée pour les manifestations
La rentrée politique, une grande mystification
Pour chacune et pour chacun, une place
Pour devenir d'une froideur de glace
Ni entrée, ni rentrée, ni sortie
Car tout est ainsi fini
Sauf pour les oligarchies pourries
Expertes pour nous gâcher nos vies
Car le capital confisque toute vie
Même une vie dans le méthane liquide
Le capital rend toute vie perfide !
 
Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 01.09.2016.

 

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