Patrice Faubert

Subterranologie, l´humanité yamakasi

Partout, des zones à défendre
Les promoteurs immobiliers veulent tout prendre
Pas seulement dans un seul pays
Mais dans tous les pays
Promoteurs immobiliers ou grandes compagnies
Des constructions pour les pauvres, toute une industrie
De la bouffe pour les pauvres, toute une industrie
Des constructions pour les riches, toute une industrie
De la bouffe pour les riches, et moins de chimie
Comme par exemple en Bulgarie
Site de Karadéré en mer Noire
Où vit une bande qui aime forniquer et boire
D'anciens taulards, pirates échoués de la vie
Qui d'une plage ont fait leur paradis
C'est d'ailleurs un site protégé
Que la bourgeoisie bulgare veut transformer
C'est-à-dire, tout détruire, en réalité
Mais il y a là, toute une marginalité
Qui compte bien y rester
Toujours à la recherche d'un légendaire trésor
Car il est surtout dans les têtes, l'or
Mais il y a effectivement des trésors partout
Ce qui peut rendre des gens complètement fous
En France
Ces gens de Karadéré seraient considérés comme des clochards
Des illuminés, des avinés, des pochards
Vivant pourtant mieux, que beaucoup
Le bateau, la pêche, et tout
Et c'est encore l'idée de l'or qui rend ces gens fous
Rendant féroces les plus doux !
Et si les pauvres se laissaient faire
Du capital et de son organisation réactionnaire
Tout serait bien pire
C'est si évident que l'on oublie de le dire
Aussi
Vive toutes les révoltes, toutes les manifestations, toutes les grèves
De la pauvreté, c'est la seule sève
Et au lieu de dix coups de bâton
C'est seulement cinq coups de bâton
La révolution n'a pas le besoin de l'organisation
L'organisation a le besoin de la révolution
Pour fabriquer de la récupération
Aussi, il faut se défier de toute représentation
Tout veut se privatiser
Comme l'eau de France
Le capital n'est qu'une outrance
80 pour cent de l'eau, contrôlée
Et ce sans honte, par une société privée
Veolia, ex-Vivendi
Ex-Compagnie Générale des Eaux, une tragédie
Sous le capital, tout est ainsi
Et des usagers escroqués
Mais il a aussi des whistleblowers
Qui des scandales osent dénoncer
Et que le gouvernement américain va harceler
Sous tous les continents, c'est un même procédé
Comme le site américain, un site nucléaire
Los Alamos, aucune sécurité réelle
Avec derrière, les services secrets militaires
Un risque majeur à tout instant, comme irréel
Et, pour qui ose le dénoncer
Par les militaires, peut se faire assassiner !
Toute entreprise privée
Fonctionne comme une mafia
Toute entreprise étatique
Fonctionne comme une mafia
Toute une subterranologie
De l'infrastructure des grandes villes
Nouvelle exploration urbaine, c'est plus joli
Tout être humain est devenu un yamakasi
Tant de lieux interdits
Tant de lieux cachés
Tant de lieux abandonnés
Lieux insolites ou obsolètes
Il faudrait y faire des fêtes
Cela se fait déjà, suis-je bête
En même temps
Devant nos yeux, le plus souvent
Le capital maîtrise l'évènement
Coup de chiffon et s'en perd le plan
Dérégulation des marchés
Mais les marchés de la dérégulation
Qu'il faut d'ailleurs de force, réguler
Sinon tout pourrait s'effondrer
Car à la vérité
Le capital ne peut se moraliser
Le capital ne peut se réguler
Et les crises le font fonctionner !
Ainsi, les marchés financiers
Se croient tout permis
Car tout leur a été permis
Car aucune politique, vraiment, n'y sévit
La finance, ainsi, a pu tout acheter
La finance asservit la société
Fausse dérégulation des marchés
Vrais marchés de la dérégulation
De tous les marchés, il faudrait l'abolition
La faillite des banques
Les banques de la faillite
La misère qui monte, monte, monte
Comme sous la glace, la fonte
C'est un peu comme à Karachi
Ville de toutes les toxicomanies
Certes, c'est au Pakistan
Avec 20 millions de gens
Une sorte de catalogue du capital
Toute sa décadence, tout son mal
Prostitution, des attentats, des assassinats
Encore une belle République que voilà
Balles perdues, des ruines, du tourisme
Karachi, comme réelle vitrine du capitalisme
Et de la normomarginalité
Mais pas de mANARginalité
C'est bien comme le monde entier
Le monde de la corruption généralisée
Partout, plus aucune vraie culture, plus aucune vraie humanité !
 
Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 

 

Alle Rechte an diesem Beitrag liegen beim Autoren. Der Beitrag wurde auf e-Stories.org vom Autor eingeschickt Patrice Faubert.
Veröffentlicht auf e-Stories.org am 05.08.2016.

 

Leserkommentare (0)


Deine Meinung:

Deine Meinung ist uns und den Autoren wichtig! Diese sollte jedoch sachlich sein und nicht die Autoren persönlich beleidigen. Wir behalten uns das Recht vor diese Einträge zu löschen! Dein Kommentar erscheint öffentlich auf der Homepage - Für private Kommentare sende eine Mail an den Autoren!

Navigation

Vorheriger Titel Nächster Titel


Beschwerde an die Redaktion

Autor: Änderungen kannst Du im Mitgliedsbereich vornehmen!

Mehr aus der Kategorie"Politics & Society" (Gedichte)

Weitere Beiträge von Patrice Faubert

Hat Dir dieser Beitrag gefallen?
Dann schau Dir doch mal diese Vorschläge an:

Paraphysique de l'aposématisme - Patrice Faubert (Experimental)
Tounge-Twisters - Jutta Walker (General)