Patrice Faubert

Paraphysique du syndicalisme

La nouvelle génération
Qui est plus sédentaire
Que celle des parents
La nouvelle génération
Qui est plus réactionnaire
Que celle des parents
Cette nouvelle génération
Vivra moins longtemps que ses parents
Et toutes les inepties
Sur l'espérance de vie
Moi, au moins, j'en ris
Certes
Il y a des exceptions
Mais qui sont la confidence d'une généralisation
La sédentarité de l'être humain spectateur
Pour la santé cardiaque, il faut être l'acteur
Et un tiers de vitalité en moins
Pour la nouvelle génération, cela n'est pas rien
Car pour l'activité physique, la technologie, cela n'est pas bien !
En France
Un jeune sur quatre, de 18 à 25 ans, cela devient banal
Vote ou votera pour l'extrême droite du capital
Une grande dépolitisation
Une grande confusion
Heureusement
Des jeunes vont encore en manifestation
La meilleure école de radicalisation
Pourtant, c'est devenu risqué
L'on peut se faire contrôler ou arrêter, se faire emprisonner
L'on peut se faire gazer ou matraquer, à résidence, être assigné
Se retrouver avec des yeux crevés
Les méthodes du parti dit socialiste
Où tout est interdit sur sa liste
Normal, c'est un parti fasciste
Et partout
Des policiers, des militaires, des gendarmes
Dans les rues de France, la réaction s'arme
Politique de la terre brûlée
Qui sans cesse est remplacée
Des villes entières sont gazées
Des quartiers entiers sont surveillés
Manifester ?
Une probabilité sur 15 de se faire arrêter
Le piquet de grève ?
Les CRS viennent vite le déloger
Le gouvernement ne veut aucune trêve !
Et contre le système
Chacun fait ce qu'il peut
Là où il le peut
Comme et quand il le peut
Et contre le système
Chacune fait ce qu'elle peut
Là où elle le peut
Comme et quand elle le peut
Et en ce domaine aussi
Il en va ainsi
Donc, toute hiérarchie y est absurde
Donc, toute compétition y est absurde
Donc, toute comparaison y est absurde
Contester le système
N'est pas reproduire le système
Nos cerveaux sont remplis de préjugés
Dans nos attirances, dans nos affinités
Certes
L'instinct sexuel est castré dès la naissance
Pour ne pas heurter la bienséance
Sinon, l'on arrêterait plus de baiser
Les petits, les petites, les gros, les grosses
Les beaux, les laids, les grands, les grandes
Les maigres, tous les handicaps, aucune quémande
Le monde serait un grand gosse
Et sans plus aucun a priori sexuel
La vie pourrait être belle
Bien sûr, sans aucun viol, seulement si consenti
Sans rien de forcé, autre vision de l'anarchie !
Et finalement
Qu'on me dise, si je mens
Nos valeurs
Sont celles du système
Je les déteste, non que je les aime
Mais
C'est du mariage, du divorce, du concubinage, de la monogamie
Du travail, des loisirs, de l'ordinateur, toute une alchimie
La société est une putain
Tout y est prostitution, rien n'y est sain
Car
Le système nous impose sa vie
Où tout gouvernement est une monarchie
L'esclavage du système
Le système de l'esclavage
Je suis un esclave, tu es un esclave, il est un esclave
Vous êtes des esclaves, nous sommes des esclaves
Ils et elles sont des esclaves
Il n'existe pourtant que trois véritables instincts
Boire, manger, copuler, que c'est vilain
Tout le reste est du dressage
Tout le reste est de l'apprentissage
Femmes, hommes, enfants, bien dressés
Jugements de valeur, lieux communs, préjugés
Pour que le système reste en place
Pour que le système nous pétrifie, nous glace
Notre système nerveux central
Est entièrement codé par le capital
Nous en sommes la respiration
Ainsi, tôt ou tard,  tout recommence, avec la fausse contestation
Nos corps en sont la représentation
Nous devons et devrons dépolluer nos têtes
La vraie pollution n'est pas ailleurs, je le répète
Sinon, très vite, tout redevient, tout reviendra très bête !
 Pour espérer
Qu'un gouvernement, sur un projet, se renie
Il faut bloquer l'économie
De l'essence et des raffineries
Ainsi que tous les transports en commun
Les avions, le métro, les bus, le train
Les services administratifs et autres liens
Et c'est autrement plus efficace
Contre les pourris qui nous tracassent
Qu'une ou des manifestations
Qu'enfin, elle serve, la syndicalisation
Certes, du syndicat et de la collaboration de classe
Et quand enfin, il fait son boulot, cela agace
C'est un peu, par exemple, la CGT contre la CGT
Car à l'immobilisme, le plus souvent, elle est condamnée
Il serait temps enfin de bouger
Par l'économie, un pays peut se bloquer
Tout gouvernement, il faut le renverser
Toute autorité, il faut la nier
Mais il y a une complicité
Qui est bien cachée
Ce besoin de reconnaissance sociale
Comme feu ( 1571 - 1610 ) le peintre Le Caravage
Parfois mauvais garçon, parfois en rage
Qui ne voulut pas être maçon comme son père
Avec son compas, arme par destination, de naguère !
Ce besoin de reconnaissance du capital
Et tous les syndicats sont ainsi du capital
La CNT y est du moindre mal
Et à propos du djihadisme
Qui de la religion, est un fascisme
Le fascisme de la religion
Le dogmatisme de toute religion
Comme l'idéologie de la révolution
Qui n'est pas la révolution de l'idéologie
Et puis il y eut la puissance coloniale
Anglais, français, serviteurs du capital
Il y a certes plus de cent ans
Quand le colon était le tyran
Comme en Syrie, en Irak, au Liban
Division des territoires
Division des religions
Des particularismes locaux, la négation
Et des rivalités diverses, l'accentuation
Ce qui ne fut pas pour rien
Dans le fanatisme religieux, encore un lien
Le colonialisme exporte son fascisme
Le colonialisme exporte son capitalisme
De la fragmentation et du militarisme
Pour exacerber tous les nationalismes !
Mais
Ce sont les multinationales
Qui au capital, sont l'aliment principal
Bayer
42 milliards, le monde des affaires
118 000 salariés
Directement ou indirectement en complicité
Et c'est le Gaucho, pesticide néonicotinoïde
Tueur des abeilles, industrie rigide
Bayer
Dont la maison mère
Rime avec le terrifiant Zyklon B
Contre cela, trop tard pour un plan B
Monsanto
13 milliards, le monde des affaires
20.000 salariés
Directement ou indirectement en complicité
Roundup, des semences OGM, autres saletés
Du capital et de sa productivité
Et tout ce qui peut y participer
Ainsi
Il n'y a que des sots métiers
Dans une sotte société
Il ne faudrait donc jamais travailler
Ou alors, il faut saboter
Dans un monde totalement nazifié !
L'idée de la révolution
N'est pas la révolution de l'idée
Tant de gens ont écrit, écrivent, écriront
Cependant, jamais, nous ne changeons
Un pas en avant, trois pas en arrière
Toujours des politiques réactionnaires
192 dépôts d'essence en France
Les bloquer tous, voilà qui gênerait la finance
Dehors tous les gouvernements
Dehors tous les tyrans
Les propriétaires de l'idéologie
L'idéologie des propriétaires
Des régimes, des appareils, des propriétaires
Et avec le téléphone cellulaire
Les gens, les jeunes surtout, regardent par terre
Ils téléphonent en marchant
Et c'est la voiture obus et c'est l'accident
Tout est devenu de l'analyse prédictive
Avec des réseaux publicitaires comme rive
Qui mettent d'ailleurs tout aux enchères
Car sur l'ordinateur ou ailleurs
Et ce chaque jour de vingt-quatre heures
Tout comportement trace
C'est la trace du comportement
Achats par un chèque ou par une carte bancaire
Facebook, google, le même air
Amazon, Apple, sur votre façon de faire
Des algorithmes sont nos rythmes
Nos rythmes deviennent des algorithmes
Mais, je le sais bien
Pour la plupart des gens, moi, le vaurien
Tout ce que j'écris ne vaut rien
Oui, je le sais bien
Simplement, cela me défoule bien !

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "




 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 26.05.2016.

 

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