Patrice Faubert

L'anarchie outrepassée

ll n'y avait plus
Le moindre pays
Partout, l'humain était chez lui
 
Il n'y avait plus
Le moindre chef
Plus de vol, plus de propriété
 
Il n'y avait plus
La moindre culture
C'était bon, pour se casser la figure
 
Il y avait juste
La connaissance de nos envies
La connaissance de ce qui nous régit
Pour enfin la vie
 
Il n'y avait plus
Qu'une seule langue
Le langage de l'anarchie
Sans la rivalité, ni la hiérarchie
 
Il n'y avait plus
Ni professeur, ni éducateur, ni formateur
Ni juge, ni policier, ni militaire, tout ce qui tue
Ni peintre, ni poète, ni chanteur
 
Il n'y avait plus
Ni supérieur, ni inférieur
Ni ignorant, ni savant
Ni dominé, ni dominant
 
Il n'y avait plus
Ni militant, ni musicien
Ni érudit, ni celui qui ne sait rien
Le séparé était quantiquement unifié
 
Il n'y avait plus
Le moindre jugement
Ni aucune maladie
C'était l'amour à la vie
 
L'aliénation de la participation
Est la participation de l'aliénation
Le participatif de l'abrutissement
N'est que l'abrutissement du participatif
 
Personne ne citait personne
Personne n'était célèbre
Il n'y avait plus le moindre acteur
Il n'y avait plus la moindre douleur
 
Il n'y avait plus
La moindre définition
Qui met en prison
De l'étiquette, qui fait ses emplettes
 
Il n'y avait plus
L'enfance, l'adolescence, la maturité
Ni aucune sexualité classifiée
Aucune personne n'était plus jugée
 
Tout le monde savait
Que l'on ne sait rien
Que l'autre, nous vaut bien
Tout partager, tout le monde le voulait
 
Pour enfin la vie, tout était gratuit
Rien jamais commencé
Rien jamais terminé
Dans un processus, sans cesse infini
 
Il y avait
Juste le nécessaire
Pour se déplacer, au sol, en l'air
Aucune voiture, aucun avion, une autre locomotion
 
Tout être humain
Unifié, enfant, adulte, vieillard
Femme, homme, grenouille, nénuphar
Planète, étoile, eux, ils, elles, tout et rien
 
Il n'y avait plus
Que l'indéfinissable
Aucune classe, tout était vénérable
Travail intellectuel, travail manuel, enfin une fable
 
Il n'y avait plus
Le moindre nom
Chaque jour, un nouveau prénom
Plus le moindre diplôme, seulement la passion
 
Il n'y avait plus
De gauche, de droite
De haut, de bas
Plus de fixation étroite
 
La mécanique quantique
S'adaptait au niveau psychologique
De l'anarchie outrepassant la politique
Toute organisation étant dogmatique
 
Il n'y avait plus
Le moindre travail aliéné
Mais l'acte pour s'émanciper
Ni minorité, ni majorité
 
Il n'y avait plus
Ni aucun mariage, ni aucun divorce
Ni faiblesse, ni force
Ni dément, ni argent
 
Plus de congés payés
Plus de travail salarié
Une nouvelle mentalité
Un monde totalement transformé
 
Plus aucune utopie
Le capitalisme étatique ou privé
C'était bien fini
L'utopie, n'est jamais la vie
 
L'être humain n'était plus un esclave
De la soumission à une autorité
L'autre n'était plus en rivalité
De tous les conditionnements, l'expression libérée
 
C'était l'énergie psychique
Qui supplantait l'énergie technologique
L'anarchie n'était plus anarchique
L'anarchie c'était la vie
 
Ce que je savais
Je te le disais
Ce que tu savais
Tu me le disais
 
Sans en faire
Une idiote compétition
Sans en rechercher
Une stupide domination
 
L'autre n'était plus un homme
L'autre c'était moi
L'autre n'était pas une femme
L'autre c'était moi
L'autre n'était pas un enfant
L'autre c'était moi
L'anarchie n'était même plus l'anarchie
Il n'y avait que la vie !
 
 Patrice Faubert (1986) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 10.05.2016.

 

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