Patrice Faubert

Paraphysique de l'Histoire


Feu Molière (1622-1673) fut à feu (1606-1684) Corneille
Son grand comédien
Et Corneille fut à Molière
Son grand écrivain
Tous les deux
Furent des complices
A chacun sa malice
Tous les deux furent frères
Tous les deux se payèrent
De toutes façons
Si je est nous
Alors nous est je
Tout le monde plagiaire
En toutes choses, sur la planète Terre
Plagiat formel
Plagiat informel
Répétition formelle
Répétition informelle
Pourquoi nous en vouloir ?
Notre biberon est au même souloir !
Jadis, quand Paris puait
De ses excréments, partout affichés
Où dessus, le gueux marchait
La comédie était une pornographie
Comme de fait, aujourd'hui
Souvent, en toutes activités, la vérité déplaît
Ou alors, c'est une vérité, qui fait rire
Et le rire efface, pour un temps, l'ire
Toute l'Histoire
Est une supercherie
Toujours officialisée, par la dominante oligarchie
Inlassablement répétée, pour la faire croire !
Et ainsi, de la sorte
Chacun et chacune, voit midi à sa porte !
En tous temps, en tous lieux, toute croyance, ainsi, est sotte
A une époque récente
Toute l'historiographie politique
Qui était ainsi démente
Se trouvait aux mains du stalinien historique
Mais le stalinien, maître de la falsification
Fut détrôné par le bourgeois, qui en fit la duplication
L'objectivité est une baliverne
Mais l'Histoire qui s'en réclame
Est donc, à toute réalité, bien terne !
Le mot tyrannosaurus rex
N'est pas lui-même, le tyrannosaurus rex
Il est à peine son ombre
Même très très sombre...
De même, le mot Histoire
N'est jamais vraiment l'Histoire
Le mot est à la réalité
Ce que la réalité est au mot
Ô truisme, pratiquement rien !
Et ce n'est pas là, un effet nietzschéen
La réalité
Est sans aucun dieu
La réalité
Est sans aucun maître
Sans amour et sans haine
Elle n'est que la réalité
Que le cerveau humain
Ne peut jamais vraiment appréhender
Aussi, ne peut-il toujours que falsifier
Polope ! borné, têtu, je suis
Le seul espoir de l'humanité, c'est l'anarchie
Pour l'égalité, la liberté, la fraternité
D'une façon l'autre
Toutes les sensualités partagées
D'une méthodologie l'autre
Tous les biens socialisés
Dans la collectivité, pas dans l'individualité
Les noms et prénoms
Ne seraient plus nécessaires
Plus de voleurs, plus de commissaires
Plus de drapeaux, plus de fanions
Mais nous faisons, à notre image
La réalité, ainsi, jamais sage !
Tous les papiers en poussière
Car pour vivre, à quoi bon ?
Tout serait en perpétuelle mutation
Et en rien, aucune fixation
Mais nous éprouvons le besoin
Conditionné, de toutes nos classifications
Qui font toutes nos hiérarchies
Qui font toutes nos compétitions
Tous nos ismes, la main dans la main
Prennent tous le même train !
Oui, c'est une vraie marmelade
Fichtre, c'est une vaste capilotade
Le monde est une boule aux mirages
Qui dansotte sur la mauvaise foi, pas sage
Seule la vérité devrait être vulnéraire
Pourtant, la dire, est toujours téméraire !
Le monde n'est pas beau
Dire le contraire, balpeau
Il faut être béat, crier hurra
Et en 1455, aux coquillards, mauvais garçons
La justice coupait les oreilles, mais peu de prison
Fussent-ils des larrons à feu (1431-disparu en 1463) François Villon
Mais à notre temps, revenons
En France, les réactionnaires vont à la manifestation
Pour le mariage homme et femme, c'est la tradition
En 2013, toujours fidèle au poste, la réaction
Dans tous les pays, c'est le même refrain
Staliniens, libéraux, religieux, tout le saint-frusquin
Réactionnaires conditionnés à la gueulerie
De gauche, de droite, ô abjecte chierie !
Car nous sommes
Ce que nous apprenons
Car nous sommes
Ce que nous entendons
Car nous sommes
Ce que nous fabriquons
Car nous sommes
Ce que nous pensons
Mais personne ne veut ou ne peut changer
Pourtant, sur Internet, on peut écouter
Sur un artilect, donc, des entretiens
Avec feu (1914-1995) Henri Laborit, c'est vraiment bien !
Pour comprendre un peu, le fonctionnement du cerveau humain
Il suffit de taper, sur le clavier, Henri Laborit, vidéos
En cherchant un peu, l'on décroche le gros lot !
Merci à Sardonik, de l'avoir fait
De mettre cela dans l'ordinateur, il a compris l'intérêt
Ne pas confondre, avec feu Satanik (1965), une revue osée
Que je lisais, adolescent, pour les petites pépées
Mais écouter sans comprendre
Cela n'est pas apprendre
La répétition n'est rien, vomir, rendre
Seule la compréhension n'est pas à vendre
Car elle n'a aucun intérêt à défendre !
Nous sommes à la vie, le frimand
Devenons à la vie, le vivant !
 

Patrice Faubert (2013) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 21.02.2016.

 

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