Patrice Faubert

Polysémie du vivant

" En permettant l'homme, la nature a commis beaucoup plus qu'une erreur
de calcul : un attentat contre elle-même "

 
E. M. Cioran ( De l'inconvénient d'être né, 1973 )

 
Ainsi
Alors que le requin
Vivait sur notre planète, serein
Et ce depuis 400 millions d'années
Et avec 510 espèces, le requin est de nos jours, menacé
Toutes ne sont pas encore découvertes
En cruauté inutile, l'être dit humain est le plus bête
Le requin bordé, le requin corail
Le requin lézard, le requin lutin
Requin lézard aux deux-cents dents
Le requin du Groenland qui vit deux-cents ans
Parfois, leurs yeux, par des copépodes sont parasités
Jusqu'à devenir petit à petit aveuglés
Il y a en fait deux grandes familles de requins
Les raies et donc les requins
Le requin-baleine qui avec 12 mètres de long
Est le plus gros des poissons
Le grand requin blanc
5 mètres de long, 2 tonnes, un autre géant
Le requin nourrice
Qui aspire des proies comme un vice
Le requin gris du récif
Avec son labre dentiste, jamais poussif
Forcément, les requins doivent aussi se nourrir
C'est la nature, pas besoin d'y réfléchir
Du plancton, du poisson, de l'otarie
Et une peau extraordinaire tout comme leur ouïe
Le requin a une peau sans aucune bactérie
Un grand service pour les hôpitaux
Et certaines maladies qui sont des fléaux
Et en sport
Des combinaisons pour la natation
Trop performantes, elles sont interdites de compétition
La peau de requin
Certes, cela n'est pas rien
Donc, des bestioles inoffensives, placides
Mais l'être humain en a fait un génocide
Et ainsi chaque année
100 millions de requins sont tués
Une espèce sur quatre est au bord de l'extinction
Surpêche jusqu'à 800 mètres de fond
Et puis cette injustice, cette mauvaise réputation
Alors qu'il y a 50.000 fois plus de probabilités
De mourir un jour comme un noyé
Que par un requin d'être le tué
Et encore par accident
Et donc par accident ou par imprudence, seulement
Par exemple, quand pour une otarie
Un surfeur peut-être pris !
Jamais volontairement
Comme certains pêcheurs et certains chasseurs
Qui tuent pour tuer, pauvres nazis
Se repaissant de toutes les douleurs
Pourtant
Chaque requin a une vie sociale
Et une individualité peu banale
Comme ( Hemiscyllium  ocellatum ) le requin-chabot-ocellé
Qui à marée basse sur les eaux, sait marcher
Pas comme Jésus qui n'a jamais existé
Donc des tas de qualités
Avec lesquelles l'être humain ne peut rivaliser
Et qui sont en vérité
Souvent le propre de toute animalité
De fait, le requin
N'est pas un requin
Pour tous les autres requins
Car c'est l'être humain seulement
Que lui, rien n'est plus dément
Qui est un requin pour l'être humain
Dans une représentation retournée
Dans une symbolique détournée
Le requin est finalement plus humain
Comme quoi tous les mots
Sont mensongers et sont faux
Tout mot renvoie à un cliché
Et l'on en fait un préjugé
Un peu comme l'information télévisée
Où tout y est de la manipulation orchestrée !
Néanmoins
Magie de la nature
Nature de la magie
Larve, 10 ans sous terre
Et voilà une cigale dans les airs
Ou le ( Pachycereus pringlei ) cactus Cardone
18 mètres de haut, qui vit 300 ans, au désertique, il donne
Je nous épargne la plupart des noms scientifiques
Avec les noms communs, plus spécifiques
Donc, il y a déjà beaucoup d'espèces sur la planète Terre
C'est un peu le zoo de l'Univers
Avec un U majuscule, un u minuscule, c'est toujours l'Univers
Chaque espèce
Dans sa propre messe
Dans son propre espace-temps
De ce que l'on voit et perçoit, de ce que l'on entend
Bref, de tout ce que l'on apprend
Il y a donc une reproduction
De toute une signalisation
Des comportements, parfois des innovations
Selon le niveau d'organisation
Sans le petit ou grand échelon
Tout s'y vaut, tout y est considérable
Sauf pour l'espèce humaine, si prétentieuse
Qui à tout ce qui vit est si odieuse
Si l'agressivité interspécifique est peu évitable
De chaque espèce, une autre espèce est sur sa table
Se vêtir, se nourrir, même des plantes, des végétaux, inévitable
L'agressivité intraspécifique est elle, tout-à-fait évitable !
Finalement
C'est, il y a environ 4,5 milliards d'années
La collision Théia et la Terre tout juste formée
Qui permit à la Lune de se constituer
Notre planète était alors de grande stérilité
Ouragans, tempêtes, pour tout ravager
900 jours pour une année
10 heures de nuit, 10 heures de jour
Pas la même durée que notre actuelle journée
Et ce sont donc les marées lunaires
Qui permirent une nouvelle ère
Des bactéries aux monstres marins
Après l'explosion du Cambrien
Il y a environ 500 millions d'années
Et à la sortie des eaux, il fallut s'adapter
De ce fait, les limules
Firent petit à petit d'innombrables émules
Et à propos de notre Lune si proche
Morceau de Terre aussi, une collision pas moche
Des scientifiques comme feu Kepler la crurent habitée
Les fameux Sélénites, on l'a vite oublié
Alors que les marées lunaires continuent de s'exercer
Des océans, mais des grandes villes, aussi
Et deux fois par jour, il en va ainsi
Elles s'élèvent de quelques dizaines de centimètres
Puis
Elles retombent de quelques dizaines de centimètres
La Lune s'éloignant
De la Terre de 4 cm par an
C'est l'Histoire  humaine
Un peu de joie, beaucoup de peine
30 juillet 1830
Charles X suspendit la liberté de la presse
Et il rétablit la censure qui oppresse
Comme à Paris
L'on manifesta à Nantes, aussi
Place Graslin, à cette époque, place de la comédie
Pour la répression, déjà la gendarmerie
Comme une marée inhumaine, réactionnaire
Contre la marée humaine, révolutionnaire
Et en France, 100.000 gendarmes aujourd'hui
L'éternel flux et reflux, paix, guerre
Quand même la paix est toujours de la guerre
Un pas en avant, trois pas en arrière
La révolution psychologique reste à faire
Abolition des classes et du salariat, de l'Etat
Des frontières, de la propriété privée, du prolétariat
Et après le premier calendrier lunaire
Qui date de 30.000 ans, gravé dans la pierre
Enfin, le premier calendrier révolutionnaire
Pour de nouvelles vraies relations
Sans argent, sans hiérarchie
Sans religion, sans idéologie
L'esprit du corps, le corps de l'esprit
Il serait merveilleux, ce temps d'anarchie
Car encore une fois
Comme une profession de foi
La normalité n'est qu'une aliénation
Comme aliénation de la normalité !
 

Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 
 
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 06.01.2016.

 

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