Patrice Faubert

Paraphysique de biosémiotique

Nous ne prêchons
Toujours qu'à des gens convaincus
Ainsi, tout tourne en rond
Par les mêmes choses, les gens ne sont pas émus
Nous restons sur nos positions
Et ainsi jamais nous ne changeons
Nous ne pouvons jouer que nos partitions
Nous ne prêchons
Toujours qu'à des gens convaincus
Qui peuvent lire nos actes de musique
Des autres, nous n'en pouvons plus
Comme des langues étrangères sont nos mimiques
Tout ce qui rentre dans notre cerveau
Souvent c'est idiot, parfois c'est beau
C'est comme un codage nerveux
Pour toi, moi, ils, elles, eux
C'est signifiant pour peu ou pour beaucoup
Quelquefois ou souvent, l'on crie au fou
Si avec nous
Des gens sont d'accord
Quand de chaque guitare, c'est le même accord
De ce que l'on comprend ou pas, d'abord
Et c'est bien cela qui fait l'accord ou le désaccord
Et quand une personne nous écoute
C'est que comme nous, elle est sur la même route
Sinon, c'est le désert, c'est la déroute !
De ce fait
Et comme le principal effet
Toutes les idées nous divisent
Toutes les traditions nous ridiculisent
Toutes les religions nous séparent
Toutes les idéologies nous accaparent
Ce sont toutes les portes qui se ferment
De toute rencontre, il faut ainsi payer le terme
Conservation de la séparation
Séparation de la conservation
Et fin de la conversation
C'est une sorte d'amusie
De l'oreille musicale l'on fait fi
Comme Freud, Guevara, Milton Friedman, eux aussi
Quand l'autorité
De certaines tares, n'est pas exemptée
Ainsi que 4 pour cent de la population
Quand la musique ne provoque aucune émotion
C'est un peu au fond
Comme toutes les bactéries que nous nous échangeons
Pendant tous les baisers, surtout les baisers profonds
Et il y a des milliards et des milliards de bactéries
Rien que dans le corps humain, aperçu de l'infini
Bref, à nos moutons
C'est le cas de le dire, à nos moutons, revenons
Au nom de la révolution
Comme d'ailleurs au nom de la réaction
Nous ne prêchons qu'à des convaincus
Mais c'est encore au nom de la réaction
Que le message est le plus lu, par engrammation
Ainsi, TOUT tourne en rond
Certes, pas toujours les mêmes saisons
Mais au-dessus de nos têtes, c'est le même plafond !
Car la domination
Surveille la domination de sa domination
Avec un conseil de sécurité
Pour parer à toutes les éventualités
Et entre de telles mains
Tout roi, toute reine, sont des pantins
Ainsi
Feu ( 1749 - 1808 ) Christian 7 du Danemark
Pas si méchant pour un monarque
Et qui sous forte influence
Celle de feu ( 1737 - 1772 ) le comte Struensee
Fit de profondes réformes
Du siècle des lumières, pour se mettre aux normes
Aussi, le conseil de sécurité
Le comte Struensee, le fit arrêter
Car de plus, de la jeune reine, il était l'amant
Et du jeune roi, son époux, il était l'ami, très étonnant
Donc, le roi fut déclaré complètement dément
Et l'amant réformateur fut humilié et décapité
Il en va toujours ainsi
De l'autorité, de ses jours, de ses nuits
Quand un tyran
Au peuple veut se dévouer
Quand un tyran
Au peuple veut tout partager
En ce cas, le tyran est déclaré fou
Et il est vite remplacé, c'est tout !
De même
Nous n'avons pas besoin des maîtres à penser
Qui ne sont que des autorités
Et c'est toujours la pensée des maîtres
Dont il faut absolument se démettre
Il ne faut plus aucune célébrité
Car toute célébrité est une autorité
Tout individu peut s'y identifier
Pour ainsi perpétuer l'autorité
Notre imaginaire est totalement castré
De pouvoir éliminer de notre esprit toute autorité
Être d'accord avec sa propre réflexion
Et non pas parce que cette réflexion
Est certifiée par une autorité
Et nous sommes
Sous l'influence des diverses autorités
De la science, de la musique, de la politique, de la philosophie
Des journaux, du sport, des médias, de cela, de ceci
De toute autorité il faut se délester
Car l'autorité est partout la première invitée
Tant à la radio qu'à la télévision
Tant par tous les partis et toutes les organisations
L'autorité est partout en manifestation
Car finalement
TOUT nous est imposé
Pour nous habiller, ce que nous pouvons manger
Ce qu'il faut penser, comment se comporter
Rien ne peut y échapper, surtout pas la sexualité
Dictature de l'autorité
L'autorité de la dictature !
Et aussi
L'argent de l'autorité
L'autorité de l'argent
Comme aux USA
Avec l'horrible loi " Affluenza "
Une excuse juridique
Pour les enfants des gens riches
Ainsi, ils peuvent tout faire, chiche
L'argent peut tout oser, en Amérique
Pour les riches, aucun crime, aucun délit
Tout leur est donc permis !
C'est peut-être un cliché
Mais il est de grande vérité
Comme le fait
Que les gens reconnus par le système
Et cela est fait exprès
Sont partisans ou deviendront des partisans du système
Directement ou indirectement, du capital, ils et elles sont les veines
Toutes nos vedettes, nos idoles, il faut qu'on les aime
En sport, en culture, de la chanson ou autre thème
Et toute la fausse contestation du système
Toute cette prétention
Mais chaque être humain est dans la prétention
De se croire plus malin qu'un autre
Ou plus maligne qu'une autre
De se croire mieux loti qu'un autre
Ou mieux lotie qu'une autre
De se croire plus intelligent qu'un autre
Ou plus intelligente qu'une autre
De croire avoir mieux compris que l'autre
De se croire plus cultivé qu'un autre
Ou plus cultivée qu'une autre
C'est bien cela aussi la fausse conscience
Pourtant, l'on ne peut s'épanouir dans la démence
Et pour tout le monde, c'est la même balance
La souffrance, en tous domaines, une identique équivalence
Riches, pauvres, pour tous et toutes, une seule danse !
Aussi
Il n'y a pas d'amour
Il y a de la sexualité
Aussi
Il n'y a pas d'amitié
Il n' y a que de la rivalité
Tel est le monde du capital
Mais cela n'a rien de fatal
Il faut apprendre autre chose
Que notre monde sente enfin la rose
Et la plupart des gens
C'est bien cela la hiérarchie, malheureusement
Se croient supérieurs ou inférieurs à d'autres gens
Moi, toi, eux, ils, elles, trop souvent
Alors que rien n'est ni supérieur ni inférieur
Et cela en tous temps, à toute heure
Car c'est simplement différent
Mais nous comparons
Mais nous hiérarchisons
Mais nous définissons
Mais nous séparons
C'est de toute idéologie, c'est de toute religion
Il faut être d'ailleurs, d'aucune patrie, d'aucun pays
Appelons cela, l'anarchie
Mais, tout nous échappe très vite
Tout devient très vite un rite
Ainsi
Feu ( 1846 - 1911 ) Konrad Koch
Un enseignant allemand peu de son époque
Moins rigide que ceux  de son temps
Le football, en 1874, dans son pays, il l'introduisit
Au début, cela créa un peu de dépit
Dans de nombreuses régions d'Allemagne, il fut interdit
Et jusqu'en 1927, en Bavière, il en fut ainsi
La nouveauté peut choquer la tradition, la hiérarchie
Et puis de nos jours
Au football, qui ne fait pas la cour
C'est comme une religion
Une véritable folie, avec des légions
Dont le premier vrai départ
Avec le capital rien n'est trop tard
En 1930, première coupe du monde de football
En Uruguay, vainqueur avec une opportunité folle
Car il y avait peu d'équipes
En raison de la conjoncture économique
De toutes façons, sans en avoir vraiment l'air
L'amusement doit rester militaire
Comme une répétition de la guerre
Il y a ainsi l'amateur, une sorte de chimère
Comme l'appelé au service militaire
Et il y a le professionnel
Du sport, la militarisation est la fonction réelle
Car c'est donc bien cela tout sport
Il faut discipliner le corps
Il faut formater le corps
Le sport dont la vocation bien cachée, dort !
Il en va ainsi
De tous les secteurs du divertissement
En réalité, un seul et même conditionnement
De la compétition, de la militarisation
Du capital et de notre engrammation
Sport, culture, nature, des loisirs, du repos, du travail
Les diverses activités et les mots du capital nous travaillent
Du capital, nous sommes une production
Sa normalité est notre aliénation
De ce fait, en exemple aussi
Alors que l'espèce humaine est en sursis
Beaucoup de pauvres qui n'ont donc rien
Mangent de la nourriture pour chiens
Et il y a aussi des chiens
Qui mangent de la nourriture pour animaux humains
En France, Europe, Monde, tout se tient
Le capital nous occupe
Nous en sommes les dupes
Le capital occupe nos corps et nos esprits
Plus subtilement que toute armée nazie
Y résister est le seul vrai défi !
 
 
Patrice Faubert ( 2016 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 
 
 
 
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 01.01.2016.

 

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