Patrice Faubert

Paraphysique du prodrome oukaze

Janvier 1962, 800 attentats
500 décès, attentats, assassinats
C'est l'OAS que voilà
Chaque époque, chaque temps
Avec ses assassinats et ses attentats
Dans un contexte de guerre d'Algérie
Avec feu ( 1927 - 1963 ) Jean-Marie Bastien Thiry
Ce catholique intégriste maurrassien
Pour l'Algérie française fut cet ultranationaliste
Il fut le chef de l'attentat du Petit-Clamart
Milice de neuf hommes contre le général De Gaulle, un traquenard
C'était le 22 août 1962, cela échoua
Un chauffeur présidentiel très habile, et voilà
L'OAS, cette organisation fasciste
Fut fondée en janvier 1961, en Espagne franquiste
Thiry fut fusillé le 11 mars 1963
Et de la complicité au sommet de l'Etat
Un président élu en 1974 pourrait en être, voilà
Mais des attentats contre le chef gaulliste
Furent habituels, longue en est la liste
Donc, attentats ou assassinats
Donc du terrorisme, c'est bien cela
Rien de nouveau sous le soleil
C'est toujours la guerre, c'est toujours pareil
Comme un disque qui raye !
En France
Et personne ne criait à l'outrance
Le président de la République
Cet outrage à la vie publique
Donc, il était élu
Et ce, toute honte bue
Par les députés et les sénateurs
Pas de suffrage universel, pas encore l'heure
Et cela se passait à Versailles
Elle ose tout la canaille
Et j'éprouve une grande fierté
De ne jamais avoir voté
Car ma voix
Comme une profession de foi
A personne je ne veux la donner
De moi, personne ne peut se réclamer !
Car toujours, pour un tyran, tu votes
Et en pleine face, il rote
Ainsi
Depuis la première COP en 1991
45 pour cent des émissions de gaz à l'effet de serre
En plus, pas en moins, et tout va devenir réactionnaire
Comme un éternel procès Pétain
De l'été 1945, toujours l'on y revient
Ceux qui le jugèrent
Avec lui, furent ceux qui collaborèrent
Toute une politique opportuniste
Et à toute époque, aussi arriviste !
Tout l'aujourd'hui
Est du passé, c'est ainsi
Et qui se souvient
Cela prouve que tout se tient
Comme dans le creux d'une main
Dans les années 70
Un projet étatique pour éliminer la contestation sociale
La parquer dans des stades, l'ultime arme fatale
Le quotidien " Libération " fit part de ce mal
Révélant cette affaire qui fit scandale
Maintenant
Qui ose manifester
Peut avoir un oeil crevé
Qui ose manifester
Peut se faire arrêter
Et même préventivement, il fallait oser
Peut se faire tuer
Ou c'est la garde à vue immédiate
Un système de plus en plus psychopathe
La politique est une sale gueule
Je la récuse, je la dégueule
Il n'y a plus que du fascisme
Gauche, extrême gauche du fascisme
Droite, extrême droite du fascisme
Et chaque fascisme
Traite l'autre fascisme de fascisme !
Et bien moi le maléfique
Voilà mon programme politique
PENDEZ-LES HAUT ET COURT
Les gens doivent s'organiser
Sans plus personne pour s'organiser
Ni aucune organisation, ni aucun parti
C'est cela la révolution, c'est cela l'anarchie
Contre la société spectaculaire marchande techno-industrielle
Car c'est la vie perdue, la vie pas belle
C'est un peu à l'image de nos déchets
C'est mal fait, c'est bête, c'est laid
550 kg d'ordures ménagères
En France, par personne, cela colonise tout l'air
Car cela se termine à l'incinération
Et cela représente de la pollution
12 millions de tonnes de C02 en France
Peu de gens, hélas, en révolte, contre cette évidence
Et pour en traduire l'équivalence
Des millions de voitures qui 24 heures
Et donc durant 24 heures
Et cela pendant toute une année
Rouleraient sans jamais s'arrêter !
Et puis tous les emballages
Les couches jetables, l'industrie, toute une rage
Les bouteilles en verre qui ne sont plus consignées
Autrefois, pour les gosses, de l'argent de poche à récupérer
Et presque rien, en ville, n'est composté
Et tous les papiers
De toute la publicité
Dans les boîtes aux lettres, qui chaque année
Sont imperturbablement distribués
Ce qui représente pour chaque foyer
40 kg de papier par année
Sur ma propre boîte pour le courrier
Stop à la publicité avec un A collé
Refus de distribution, je l'ai marqué
Les autres, je ne peux les y obliger
Quand chez eux, je ne suis qu'un invité !
Comme le prodrome annoncé
De la vie industrielle comme fin de l'humanité
Et les gangsters qui paradent à la télé
Artistes policiers, savants policiers, intellectuels policiers
Sportifs policiers, présentatrices policières, présentateurs policiers
De la terreur politicienne, tous les alliés
En France et dans le monde entier
Nonobstant
Même en Chine, il y a de la révolte sociale
En rapport surtout à la dégradation environnementale
Le monde entier est une chambre à gaz
Pour la guerre sociale, peut-être l'oukaze
Ou bien un faux fait nouveau
Quand le vrai passe pour faux
Chaque parti contre chaque parti
Chaque organisation contre chaque organisation
Et ce dans une même idéologie
Et ce dans une même religion
Plus aucune possibilité de se comprendre
Plus aucune possibilité de s'entendre
Chacune contre chacune, chacun contre chacun
Voilà le capitalisme qui détruit tout lien
Un dernier grand massacre et le mot fin !
Donc, le fascisme libéral se porte bien
Qui nous conditionne, nous façonne crétines et crétins
Avec sa police, son armée, sa radio, sa télévision
Justement pour empêcher une révolution
La révolution de la révolution
Contre toutes les idéologies
Qui pour la vie, sont des saloperies
Contre toutes les religions
Qui pour la vie, sont des abominations
Par où commencer
Sinon, dans sa tête, avec le faubert, balayer
Nos vies ont toujours été en laisse
Le capital nous tient en laisse
Nous en sommes les esclaves
En punition, nous sommes enfermés dans des caves
Il n'y a plus que de la surenchère
Plus aucune liberté, tout dans le mortifère
C'est pourtant cela la vraie insécurité
Partout de la police, partout de l'armée
Mais par la propagande, les gens sont lobotomisés !
Et personne ne peut échapper à cette lobotomisation
C'est la propagande de la réaction
De droite, de gauche, de Tartempion
Et voici que maintenant
Cela va se passer en Chine, c'est déprimant
Une production industrielle par clonage
Des chiens, des chevaux, surtout des vaches
Pour détruire la bêtise, vite une hache
Bientôt une usine, le clonage par an, de un million de vaches
Mort à l'inhumanité qui fâche
Et forcément, surpopulation rime avec réaction
Quand tout apprentissage est de soumission !


Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

 

Alle Rechte an diesem Beitrag liegen beim Autoren. Der Beitrag wurde auf e-Stories.org vom Autor eingeschickt Patrice Faubert.
Veröffentlicht auf e-Stories.org am 03.12.2015.

 

Leserkommentare (0)


Deine Meinung:

Deine Meinung ist uns und den Autoren wichtig! Diese sollte jedoch sachlich sein und nicht die Autoren persönlich beleidigen. Wir behalten uns das Recht vor diese Einträge zu löschen! Dein Kommentar erscheint öffentlich auf der Homepage - Für private Kommentare sende eine Mail an den Autoren!

Navigation

Vorheriger Titel Nächster Titel


Beschwerde an die Redaktion

Autor: Änderungen kannst Du im Mitgliedsbereich vornehmen!

Mehr aus der Kategorie"Politics & Society" (Gedichte)

Weitere Beiträge von Patrice Faubert

Hat Dir dieser Beitrag gefallen?
Dann schau Dir doch mal diese Vorschläge an:

Paraphysique de proxémie guerrière - Patrice Faubert (Politics & Society)
Poppies - Inge Hornisch (Thoughts)