Patrice Faubert

Paraphysique des nuisances

Nous, qui ne sommes
Ni poètes, ni écrivains
Ni poètes, ni artistes
Ni cultivés, ni savants
Dans ce monde modernisé
Pour les funambules et les équilibristes
Où personne ne se plaît vraiment
Déjà, il y a très longtemps
Dans la revue "Maintenant" feu Arthur Cravan
Déplorait que tout le monde
Se voulait peintre
Se voulait poète
Se voulait écrivain
Se voulait artiste
Mais jamais de l'art de vivre
Mais toujours de l'art figé, fini
L'art de la vie est infini
L'art représenté est fini
Le vrai artiste
Ne peint pas
N'écrit pas
N'est pas un artiste
N'est pas cultivé
N'est pas un poète
N'est pas un savant
Ne travaille pas
De la paresse créatrice, il n'est jamais las
Car il peint sa vie
Car il écrit sa vie
Car il est l'artiste de sa vie
Il est l'art
Mais l'art est mort
Depuis une éternité, il dort
Il y a de plus en plus
De poètes, de peintres, d'écrivains
Car ce n'est pas la poésie
Car ce n'est pas la peinture
Car ce n'est pas l'écriture
De la vie sans aucun corset
Mais nos esprits sont laids
Et nous les vidons, de nos méfaits
Ainsi, la mauvaise réputation
De tout un chacun, du baron
Au plus insignifiant des larrons
Le monde, c'est nous qui le faisons
Comme nos pensées, nous ne sommes pas bons
Tous les humains se ressemblent
Même parfois, ils s'assemblent
Jaunes, noirs, blancs, marrons
Tout est fait pareil, de toute façon
Chaque autre être humain que soi, est soi
Avec une autre éducation, une autre foi
C'est moi, c'est toi, avec un autre possible
C'est moi, c'est toi, avec une autre bible
Cela n'est pas ton frère
C'est toi
Cela n'est pas ta soeur
C'est toi
Tuer l'autre, c'est se tuer soi
Me tuer, c'est te tuer toi
Et je ne suis pas chamaniste
Et je ne suis pas humaniste
Je le dis avec aisance
Tellement, c'est simple bon sens
Nous sommes la multiplicité de l'unicité
Nous sommes l'unicité de la multiplicité
Je est un autre
Car je est tous et toutes les autres
Mais la politique
Sépare le genre humain
Mais le pouvoir
Divise le genre humain
Mais l'argent
Fait la guerre au genre humain
Depuis toujours
Hier, aujourd'hui, comme demain
Et ainsi
Le boucher est maudit
Le malade est maudit
Le poète est maudit
Le bourreau est maudit
Le peintre est maudit
Le banquier est maudit
Le politicien est maudit
Le sportif est maudit
Le tyran est maudit
L'artiste est maudit
Le savant est maudit
Le chanteur est maudit
Le capitaliste est maudit
Tout le monde est maudit
Puisque la politique est une malédiction
Puisque le commerce est une abomination
Puisque le pouvoir est une malédiction
Puisque le capitalisme est une abomination
Et finalement, les mots
Ne font que s'opposer
A d'autres mots
C'est la guerre des mots
Petits mots, gros mots
Sur la planète Terre
Tous les mots sont en guerre
Les vivants et les morts
Se font toujours du tort
Comme Nakoula Basseley Nakoula
D'origine égyptienne
Et de religion copte, blabla
Qui sert de prétexte, à l'intifada
Pour contre les infidèles, faire une scène
Toutes les religions sont des névroses
Toutes les croyances sont des névroses
Toutes les sectes sont des névroses
Toutes les idéologies sont des névroses
Toutes les images idéales
De soi, sont toujours fatales
Tous les arts sont des névroses
Et oui, infâme stalinien, comme Assurancetourix
L'on voudrait me faire taire
M'empêcher de braire
Car mes chants sont insupportables
Par ma manière de n'être jamais fixe
A l'infâme fasciste, c'est intolérable
Comment ! il ose s'exprimer
Ce parfait inconnu
Aussi saugrenu qu'incongru
Qui ose critiquer nos fausses fêtes
Et oui, rien que pour embêter
Ceux et celles qui me détestent
Comme cela m'amuse, d'imaginer vos têtes !
Vous voulez me donner des leçons
Moi, je veux simplement faire réfléchir, sans prétention
Mais vos mots ne sont pas les miens
Cela est tout à fait certain !
S' il vous plaît, passez votre chemin
Décidément, avec moi, vous êtes sans lien
Je connais vos commentaires
Réactionnaires, fielleux, amères
De toutes façons, le monde est fichu
Trop de capitalistes, de staliniens, de fascistes, de religieux
Trop de complices, se débarrasser d'eux
Comment faire ? leurs cerveaux sont programmés
Et ils sont persuadés d'avoir raison
Et nous aussi, nos cerveaux sont conditionnés
De sorte, de ne pas en sortir
De la conscience humaine
Il faut une complète transformation
Pour des idéologies, sectes, croyances, et des religions
Une complète et totale abolition
Alors seulement, est et sera, enfin la révolution !
 

Patrice Faubert (2012) pouète, peuète, puète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 29.10.2015.

 

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