Patrice Faubert

Désengrammation, l'éloge de la suite

Lundi 6 août 1945
Il est 8 heures 15 à ( île large ) Hiroshima
Dans le ciel, des B29 ( le Boeing ) , c'est habituel, voilà
Des gens vaquent à leurs occupations
Sans trop se poser de questions
Mais le pouvoir américain veut expérimenter sa bombe
Avec l'atome, d'Hiroshima, faire une tombe
De fait, le Japon était déjà vaincu militairement
Et allait abdiquer, une question de temps
Mais pour utiliser de nouvelles armes
Toujours de beaux alibis pour faire couler les larmes
Et donc, tout à coup
En un instant, 70.000 victimes, c'est beaucoup
Et 210.000 victimes en tout
Un champignon de douze kilomètres de haut
La bêtise militaire c'est beau
Avec la complicité de la science
Une recherche scientifique en pleine démence
Parmi les décès, 22 pour cent en pleine adolescence
Des gens carbonisés, volatilisés, brûlés, choqués
Une température de 6000 degrés
Comme celle du soleil, en vérité !
Il faudrait
Détruire toutes les armes
Voilà qui aurait du charme
Il faudrait
Rééduquer tous les militaires
Rééduquer tous les sanguinaires
Il faudrait
Une usine à détruire
Tout ce qui sert à détruire
Du simple fusil de chasse
A tous les avions de chasse
Et la liste serait si longue
Que longtemps, il faudrait attendre le gong
Il n'y a plus rien à apprendre
Il s'agit maintenant de désapprendre
L'idéologie, la religion, l'économie
La trilogie de la tyrannie
Tout ce qui produit de la guerre, du profit
C'est comme l'Agence nationale pour l'emploi
ANPE, ce Pôle emploi
Cela jette comme un froid
En France ou dans le monde
Moins d'emplois, nouvelle sonde
De plus en plus de robots
Il n'y a plus aucun boulot
Voilà la seule vérité
Si évidente, qu'elle reste cachée
Les gens ne veulent pas vraiment travailler
Ou simplement parce qu'ils sont conditionnés et engrammés
Femmes et hommes veulent de l'argent pour vivre, manger
Et comme il n'y aura plus de travail
Il faudra bien trouver un autre éventail !
C'est un peu comme une vérité
Qui à force de se cacher
Finit par enfin se révéler
Comme pour feu ( 1920 -1965 ) Mehdi Ben Barka
Qui le vendredi 29 octobre 1965, c'est certain, au moins cela
A 12h15, se fit enlever
Pour être séquestré puis étranglé
L'hypothèse la plus probable
Sans doute la plus défendable
Sur l'ordre de l'ordure psychopathe
Le roi du Maroc, feu ( 1929 - 1999 ) Hassan deux
De 1961 à 1999, tyran, dictateur, ce fat
Les torturés, les assassinés, le savaient, eux
Tout fut organisé par Miloud Tounzi
Services secrets, truands, rien d'interdit
L'ancien nazi français ( mort en 1972 ) Georges Boucheseiche
Fut donc l'étrangleur qui jamais ne sèche
Policiers, truands français et marocains
Avec peut-être la complicité des américains
Sa tête ramenée au Maroc
Monarchie dure comme du roc
Prison PF3, prison abjecte, prison secrète
Prisonniers politiques que des matons maltraitent
Cellules de 2 mètres sur 3, 600 disparus, tout oublié
Un charnier de chaux vive, une ruine gardée
Puis tout fut rénové et des oliviers plantés
Feu Ben Barka n'était cependant qu'un réformateur
Il en faut peu pour faire peur !
Tout se recoupe toujours
Les tyrannies dans une même cour
La recherche de la dominance
Accouche toutes les sortes de répugnance
En ce domaine
Il y a de multiples thèmes
Et je ne mets pas tout dans le même panier
Car il n'y a en fait qu'un seul panier
Donc, tout peut s'y retrouver
Donc, tout peut s'y compléter
Il y faut beaucoup de multiples complicités
De près ou de loin, tout y participe
Le système est son anticipe !
 Il y a donc
Une domestication engrammation des mentalités
Où toutes les pensées et actions sont automatisées
A propos des automatismes
A propos des déterminismes
Il faut aller sur le site internet d'une " éloge de la suite "
Voir, revoir, écouter, réécouter, feu Henri Laborit, si émérite
Des vidéos " Itinéraires " de la biologie des comportements
Comme quoi, au plus profond, tout s'apprend
Même les gènes au service de l'environnement
Et non l'environnement au service des gènes
Cela devrait être vu et entendu
Dès l'école, pour enfin un autre vécu
Pour mettre à terre toutes les hiérarchies
Semer un petit vent d'anarchie !
Il y a de cela plus de 25 ans
Sur une courte unité de temps
J'avais, dans un centre de formation
Avec la biologie des comportements, fait de l'agitation
Mais qui voudra le croire ?
J'avais lu et relu, Laborit, pour le boire
Je fus en fait un professeur au noir
Il m'arrivait de fumer plusieurs joints le soir
Parfois, dans la journée, avec mes élèves
Contre la séparation, quand quelqu'un s'élève
Avec des futurs éducateurs sportifs
Avec des futures éducatrices sportives
Qui ne songeaient qu'à obtenir un diplôme
Et je m'en fus, étant au-delà de cette aumône !
C'est ainsi la société des papiers
Des parchemins et des actes notariés
Il faut pouvoir prouver son identité
Il faut défendre la propriété
Ma femme, mon mari, mes enfants, mes frites
Le monde entier coiffé des mêmes rites
Le langage de la propriété
La propriété du langage
Pour les hommes, femmes, enfants
Voilà nos bagages si peu plaisants
Voilà bien notre apprentissage toujours guerroyant
De rien
L'on ne peut faire son deuil
Le capital en délimite le seuil
Un corps humain
Met de 2 à 5 ans pour se décomposer
Pour un deuil, c'est quelques jours en congé
Temps de travail, temps d'inhumanité
Dans ce temps, il est impossible de bien se restructurer !
La société est comme un mur de Berlin
Mur bien plus subtil et bien plus malin
Mur qui traversait Berlin, 45 km de long
Mur qui entourait Berlin, c'était 115 km
3m50 de haut, 1 m dans le sol
Mais en vérité, partout la société est folle
Un mur peut n'être plus, devenir invisible
Mais dans nos têtes, il est toujours visible
J'en suis l'ignorant, j'en suis un médium
De tous nos charniers en summum
Car la religion est un mur
Car l'idéologie est un mur
Car l'idée est un mur
Car la croyance est un mur
Car la politique est un mur
Voilà les vrais murs à abattre
Dont nos peurs ne veulent débattre
De nos fausses communications
De nos vraies aliénations
Je suis allé à Berlin-Ouest en 1973
En auto-stop, regarder ce mur, mais tout mur
De Berlin et du monde, pour sûr
Est avant tout dans nos têtes
L'apprentissage humain actuel est si bête !
Notre monde de haine
Notre monde de peine
Notre monde est une prison
En prison, chez soi, ailleurs, c'est sa raison
La haine contre ceci ou cela
Comme la haine antisémite, toujours là
La haine parfois talentueuse de feu ( 1903 - 1972 ) Lucien Rebatet
Antisémite, écrivain, journaliste, à qui, feu Maurras plaît
Et l'inévitable culte du chef
Du pamphlétaire fasciste, en bref
Certes, il y a tant de décombres
Qui à la vérité font de l'ombre
Comme le fascisme, le stalinisme, le libéralisme, si sombres
C'est-à-dire les multiples visages du capitalisme
Il nous faut enfin apprendre autre chose
Et de toute ignominie ne plus prendre la pose !
 

Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 06.10.2015.

 

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