Patrice Faubert

Anthropocène, le grand effondrement

Entre 1861 et 1867
La prison de la Santé
En plein Paris est fondée
Un modèle de modernité
Avec toilettes et chauffage
Un exemple, alors, pour l'Europe
Mais cela ne resta pas longtemps au top
Puis petit à petit
Des dégradations au fil des décennies
Et elle devint si complètement pourrie
Que depuis 2014, elle est fermée
En attendant d'être recyclée
Avant 1939, des peines capitales publiques
Et une surveillance panoptique
91 exécutions publiques ou en enceinte privée
Il y a mieux comme objet de fierté
Et puis, fort heureusement, tant de célèbres évadés
Le 8 mai 1978, Besse et feu Mesrine
Une évasion exploit pour fuir le ring
Puis le 26 mai 1986, Michel Vaujour
Par hélicoptère, via Nadine Vaujour
Voilà une véritable création
S'évader d'une prison !
Et c'est encore pire en Chine
Des camps de travail pire que la mine
Comme le laogai, goulag chinois
Depuis 1949, République chinoise, ma foi
Le camp de rééducation par le travail
Et l'on traite encore mieux le bétail
Aujourd'hui, comme hier, jamais terminé
Les mêmes méthodes toujours appliquées
Et quatre millions de personnes en travail forcé
Dans ces prisons où les gens sont torturés, ou tués
5000 à 10.000 personnes par la peine capitale
Des organes récupérés, c'est infernal
Le trafic des organes
Dans l'économie chinoise, une manne
Comme tous les produits à bas prix
De l'Europe qui en fait son profit
Cela provient de toutes les prisons
Des camps, tout se reproduit à chaque génération
Toutes les femmes chinoises violées
Tous les hommes chinois torturés
40 millions de morts et de mortes
Depuis 1950, la terreur est forte
Mais la Chine, c'est les Jeux olympiques
Il faut cacher toute sa critique
Un vol à l'étalage
C'est la prison, c'est la cage
Ou même la peine de mort
Fraude à l'impôt, même sort
Trente personnes par cellule
Un trou pour déféquer
La Chine des prisons, la plus nulle
Et les droits humains pour s'illusionner !
Vraiment, tout est lié
Même ce qui paraît éloigné
Car c'est pour mieux tout continuer
3,7 millions de vaches laitières en France
Mais élevées au maïs pour la finance
Il faut la production de lait, augmenter
Et des omégas 6, pour les cancers
Pour les maladies cardio-vasculaires
Que le capitalisme puisse chanter
Ou comme encore en France
Massif des Bois Noirs
Cela est aussi dans la Loire
1,3 million de tonnes
De déchets radioactifs, j'en reste aphone
Sous deux mètres d'eau
Les êtres humains sont idiots
Par une digue de terre
Forcément un peu éphémère
A l'origine, une mine d'uranium
Et donc du 230 thorium
75000 ans de durée de vie
Et en plus, la digue, elle fuit
Un exemple, parmi d'autres, tout y est dit
Ce monde est complètement pourri
Mais bientôt le grand effondrement
Il faudra alors voir tout autrement
Et donc l'autrement, vraiment autrement
Ou alors, un massacre généralisé et permanent !
Ce qui est déjà le cas, plus hypocritement
Comme pour les passereaux, que nous aimons tant
Mésanges, alouettes, moineaux
Et leur syrinx propre à tous les oiseaux
Et bien, la moitié a déjà disparue
Au cours de ces quarante dernières années
Pollutions humaines, toute honte bue
Et nos chats tant aimés
1,4 milliard d'oiseaux tués, pas toujours mangés
Et ce chaque année
Les chats sont des prédateurs, c'est vite oublié
Aussi, moins d'insectes à manger
Des perruches pour les remplacer
Pollution agricole
Pollution lumineuse qui s'y colle
Certes, il y a 5000 espèces de passereaux
Mais moins d'arbres morts, des nichoirs, c'est idiot
L'addiction ?
L'addiction à toutes les bêtises
L'addiction à toutes les sottises
Au fascisme, au massacre général
A toutes les horreurs du capital
L'addiction ?
Il faut du pognon
Tout étant payant
Pour la vie de tous évènements
Le sexe, les jeux, la drogue, les distractions
C'est pour tous et toutes, c'est évident
Et si tu n'as pas un rond    
Et bien, pas d'addiction
Car sans un rond, sans argent
Partout, tu seras en exclusion !
Tout est prostitution
Dans des rapports de marchandisation
Je suis une putain
Tu es une putain
Il est une putain
Notre monde est du purin
Donc, pas seulement la putain du trottoir
La plus honnête, elle se fait voir
Et le plus souvent
Nous trouvons cela choquant
Alors que le vrai maquereau, c'est le patron !
Et tant de pauvres
Qui sont attirés par la démagogie du fascisme
Sans comprendre la violence du capitalisme
Comme les commerciaux
Comme à Orange, prenant les gens pour des idiots
Tous ceux, toutes celles, qui dirigent
Tueurs, tueuses, du capital, cela donne le vertige
Toute cette crapulerie ordurière
Toute cette chefferie réactionnaire
Un monde à la mentalité guerrière
Et à la vérité
Ce qui est souvent ignoré
La guerre nucléaire déjà souvent testée
Au moins, 300 fois, à divers degrés
Tout peut s'effondrer
Tout commence déjà de s'effondrer
Dans une grande fragmentation
Tous contre tous, toutes contre toutes
La dernière route, la dernière fausse innovation !
 
 
 
Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 19.09.2015.

 

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