Patrice Faubert

Paraphysique des trois punkettes

Trois jeunes punkettes, des Pussy Riot
Que Poutine juge de trop
Car elles chantent trop haut
Et deux ans de travail forcé
Pour leur apprendre à ramper
Nadejda Tolokonnikova, 22 ans
Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans
Maria Alekhina, 24 ans
Condamnées par le fascisme
Condamnées par le stalinisme
Condamnées par l'intégrisme
Et vive le blasphème
Oh ! que je les aime !
Par contre, la répression, nous la connaissons
Partout, c'est la même, nous la subissons
Toujours le même soleil
Partout ou presque, c'est pareil
Rien de vraiment ahurissant
Rien de vraiment esbaudissant
La bêtise est de fer
Elle peut toujours mieux faire
Bien être artificiel
Ce sont des médicaments qui agissent
Bien être naturel
C'est le bon côté de Narcisse
Le bien être artificiel
Est de plus en plus fréquent
Le bien être naturel
Est presque attribut de dément
La société spectaculaire marchande techno-industrielle
Déverse ses poisons, dans chaque humain, qui est sa poubelle
Se déplacer d'un pied sur l'autre
En s'élevant, j'en suis l'apôtre
Et l'on peut amplifier le processus
Avec des échasses urbaines, ô consensus
Nos corps sont structurés
Qu'on le veuille ou pas, par nos mentalités
Et par le commerce qui en découle
Il faut que les voitures roulent
Mais sous le soleil, nous pourrions être en totale nudité
Plus de maillots de bain, et autres vêtements d'été
Et un secteur économique en complète inutilité
Mais en Europe, il fait si froid
Qu'il faut bien se vêtir, ma foi
Hélas, le déterminisme climatique
Est aussi inflexible, que le déterminisme psychologique
Mais pas forcément, puisque dans les pays latins
Catholiques à la folie, l'on ne peut montrer ses seins
Les religions ont honte du corps humain
Les idéologies ont honte du corps humain
Ou alors, dans des endroits à l'écart
Ou alors, l'on vous met à part
Rien n'est jamais le fruit du hasard
Que l'on soit ceci ou cela, ou même anar
Chaque religion a son conformisme
Chaque idéologie a son conformisme
Nous sommes tous et toutes dans le conformisme
Et tout le monde veut imposer son conformisme
Tous les médicaments psychologiques
C'est la folie mise en cage
Comme l'oiseau qui y mange ses graines
C'est la loterie de la santé, en déveine
Les pauvres ont tendance à se dévaloriser
Les riches ont la propension à se survaloriser
Nous ne connaissons pas nos politiciens
Nous ne connaissons pas nos artistes
Nous ne connaissons pas nos intellectuels
Ce ne sont que des apparitions
Que l'on ne peut mettre en l'équation
Et nous aimons ce que nous ne connaissons pas
Et que je sache, nous ne les fréquentons pas
C'est toujours d'après des rumeurs
C'est souvent d'après des humeurs
C'est la rubrique " farces et attrapes "
Vous aimez que l'on vous tape
Certes, ce sont de malhonnêtes gens
Certes, beaucoup parmi eux, sont des déments
Certes, en vérité, ces gens-là, ne sont guère intéressants
Certes, ce sont des arrivistes, des plagiaires, des tyrans
Il faut être naturiste de corps
Il faut être naturiste d'esprit
Pas besoin d'être fort
Même si l'on vous jette des sorts
Mais seulement simple de corps et d'esprit
Nous entendons une erreur, et à l'infini
Nous la répétons, moi, toi, lui
Et méfions-nous de nos certitudes
Et méfions-nous de nos habitudes
Le parfait inconnu, c'est notre voisin
Tout aussi bien que notre copain
De temps à autre, ils font des manifestations
Et nous ne savons, ce qu'ils sont
L'on peut résoudre une intégrale
Yeux bleus, yeux marrons, de façon totale
Mais jamais, l'on ne met en équation
Ses copains, ses parents, sa moitié
Certes, cela peut paraître une banalité
Car le véritablement connu, est inconnu à la raison
Personne ne veut lâcher l'affaire
Tout le monde veut son bol d'air
Et pourtant, tout le bien, sur Terre
Que nous pourrions nous faire
Justement, en dehors de toute affaire
D'argent, d'amour, de sentiment, de politique
De tout ce fatras, de toute cette clique
Qui semble sans aucune fuite, belle mécanique
Tout ceci, à la vie, est une escroquerie
Tout cela, à la vie, est une supercherie
Les gens votent pour des politiciens
Qui à la vie, ne connaissent absolument rien
Je vous le dis, en vérité
Il ne faut être, jamais, ni juge, ni policier
Trois jeunes punkettes, des Pussy Riot
Que Poutine juge de trop
Car elles chantent trop haut
Et deux ans de travail forcé
Pour leur apprendre à ramper
Nadejda Tolokonnikova, 22 ans
Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans
Maria Alekhina, 24 ans
Condamnées par le fascisme
Condamnées par le stalinisme
Condamnées par l'intégrisme
Et vive le blasphème
Oh ! que je les aime !
 
 
Patrice Faubert (2012) pouète, peuète, puète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 08.09.2015.

 

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