Patrice Faubert

Paraphysique du coup de gueule

Comme toujours
Ce qui paraît dans le spectacle
Ne peut que renforcer le spectacle
Et c'est l'unité nationale
Contre la guerre sociale
Aux fanatiques religieux, c'est ainsi
Les Etats disent un grand merci
Car au lieu d'affaiblir l'Etat
Cela le renforce, c'est là la fonction de l'attentat
Et c'est l'unité des organisations et des partis
Contre la révolution et contre l'anarchie
L'unité de la fausse unité
Mais l'unité vraiment divisée
Il s'agit de tout bien récupérer
Car bientôt l'on va voter
Je ne suis pas Charlie
Je n'ai jamais été Charlie
C'est un journal de la bourgeoisie
Rien de bien méchant
Sauf pour des fanatiques religieux déments !
Mais il faut faire croire
A la liberté d'expression
Liberté d'expression des conditionnements, pour les bourgeoisies
Et non pas l'expression libérée des conditionnements, pour l'anarchie
Même si cette liberté d'expression
Est une chimère qui n'existe nulle part
L'humanité est manipulée et conditionnée
Partout
C'est la liberté
De n'avoir aucune liberté
C'est la liberté
De ne pas pouvoir s'exprimer
Ou alors, toujours et encore
Et quelque soit son bord
De dire et d'écrire des absurdités
De ne pas dire la vérité
De sa gueule, bien la fermer
Ou alors, toujours et encore
Répéter, imiter, ce que dit la télé
Des bourgeoisies, les éternelles valeurs
Tout ce qui fait la terreur
Mais cela n'est pas
Parce que des millions de gens sont d'accord sur une erreur
Que cette erreur en devient pourtant la vérité
Cet attentat profite tellement au capital international
Que sa stratégie le considère comme un moindre mal
Parfois le capital laisse faire
Les pires choses, si c'est indispensable pour ses affaires !
Et puis Charlie Hebdo
Oser le dire, c'est pas beau
Mais depuis de très nombreuses années
Cela est un fait, était un journal embourgeoisé
Il était lu par la bourgeoisie bohème
Que rien ne change vraiment, elle aime
Il était lu
Par un lectorat qui au cours des années
Avait de plus en plus changé
Cela n'était plus, certes, mais cela plaît
Celui que je lisais
Il y a une quarantaine d'années
Mais cela ne justifie en rien, cet attentat
Qui fut ignoble et si bas
Même s'il faut plaire à tout le monde, être à la page
Comme si l'on était un sage
Mais si le pouvoir en place
Comme tout pouvoir, un monstre de glace
Pour " Charlie Hebdo " et sa risible protection policière
Avait pu, par calcul politique, laisser-faire
Je le répète, il aurait laissé faire
Pour servir sa cause abominablement réactionnaire !
Tout est bon au capitalisme
Tout est bon à l'étatisme
Pour endoctriner, pour tromper
Tout peut servir, tout peut être utilisé
Surtout les terroristes religieux
Il n'y a pas plus fédérateurs qu'eux
Et au lieu de vulnérabiliser les Etats
Ils et elles ne font que les renforcer, voilà !
Et pendant ce temps-là
Le capital se sert et utilise un attentat odieux
Pour atomiser les luttes sociales, c'est mieux
Et comment vouloir se mélanger
A toute cette pourriture politicienne
Toute cette corruption si teigne
Nationale et internationale
Qui de toute tragédie fait sienne ?
Toutes les bourgeoisies sont dans la rue
Extrême gauche, gauche, droite, extrême droite
Et voilà toute la pensée étroite
Qui aura vomi son rut !
C'est tellement gros
Que là, personne ne crie au complot
C'est pourtant à vomir
Oui, j'ose le redire
Et un sentiment d'inappartenance
Où que j'aille, car partout c'est la démence
Et les anarchistes qui sont à la ramasse
Car partout la tyrannie qui les casse
Et puis à force de ne pas se montrer
De laisser aux diverses ordures, le pavé
Les pires infamies peuvent se perpétrer !
Et puis
Nous sommes si peu nombreuses et nombreux
Car l'anarchie personne ou presque n'en veut
C'est pourtant le seul espoir de l'humanité
Mais il n'y a déjà plus d'humanité
Comme il n'y a plus de réelle liberté
Et partout des douaniers et des policiers
Et maintenant  il faut manifester
Avec le capitalisme et sa fausse unité
Et bien
Dans ce cas, chez moi, je préfère rester !
C'est ce qu'est devenu le syndicalisme
Une copie conforme du capitalisme
Des syndicats de policiers
Des syndicats de douaniers
Des syndicats de matons
Des syndicats de patrons
Des syndicats d'huissiers
Des syndicats de tortionnaires
Des syndicats de réactionnaires
Des syndicats d'ouvriers
Aux mains des bureaucrates
Des syndicats d'intellectuels et d'artistes
Aux mains de technocrates
Des syndicats de ceci ou de cela
Le tout à l'avenant, voilà
Ce sont les défenses du capital
Du niveau national ou international
Et puis de nouvelles générations dépolitisées
Sans conscience historique, sans conscience sociale
Des moutons qui se laissent tondre, rarement révoltés
Et que le capital conditionne et manipule sans aucun mal
C'est vraiment écoeurant
C'est vraiment sidérant
L'espèce humaine s'y vautre
Mais la planète Terre en a vu d'autres
Pour l'espèce humaine
C'est sans doute foutu
Tout le monde l'a lu
Tout le monde l'a vu
Le pire malheur, la surpopulation
La pire des bombes à fragmentation
Pour la planète Terre c'est différent
Tout peut repartir autrement
Sur des millions d'années, avec le temps
Tout est possible
Même l'invraisemblable, même l'indicible
Il aurait fallu
Que les gens s'organisent entre eux
Et qu'ils crachent tous les dieux
Sans aucune hiérarchie
Sans aucune idéologie
Sans aucune religion
Sans aucune compétition
Et s'il était encore temps
Cela serait le dernier moment
Avant le grand anéantissement !
Un mai 1968 tous les jours
De la ville au petit bourg
Car c'est encore et toujours
La police qui nous parle, matin, midi et soir
A la radio, à la télévision, dans les journaux, toute cette foire
Voilà le véritable et sournois terrorisme
Qui tous les jours massacre, c'est le capitalisme !
Il faut répudier
Tous les hommes politiques
Toutes les femmes politiques
Toutes les célébrités
Toutes les notoriétés
Toutes les représentations
Toutes les compétitions
Toutes les comparaisons
Toutes les organisations
Toutes les prisons
Toutes les religions
Toutes les idéologies
Tous les partis
Bref, toutes les autorités
Tout ce qui nous empêche de vivre
Tout ce qui à la pire horreur nous livre
Place à la véritable imagination
Place à la véritable création
Place à une inédite non organisation
Place à la démocratie directe
Tout le reste étant INFECT !


Patrice Faubert ( 2015 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "





 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 12.01.2015.

 

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