Patrice Faubert

Le fascisme du monde

Et tous les dix ans
La menstruation gagne un an
C'est le contraire pour la durée de l'allaitement
A l'âge de pierre, c'était six ans
De nos jours, c'est environ quelques semaines
Pourtant, rien ne vaut le sein en bouche
Voilà ce que l'on aime
Si émouvant quand on le touche
800 millilitres de lait par jour
A boire, aux seins, je fais la cour
Progestérone, prolactine
Ocytocine, dopamine
Les hormones mettent en relation
Et dans chaque corps, une transformation
Mais le lait des femmes
Est aussi pollué que le reste
Dont nous portons les vestes
Et notre société nucléaire
Qui à chaque seconde impulse des cancers
1 sur 4 pour la prostate, chez l'homme
1 sur 8 pour les seins, pour les femmes
Et dès 1867, avec Nestlé, le lait en poudre
De l'artificiel, c'est le coup de foudre
Comme les seins de substitution
Pas aussi beaux que les vrais nichons
Ce fut d'abord, avant toute utilisation
Pour les dames de cabarets, le striptease, la prostitution
Puis après, une grande généralisation !
C'est déjà l'être humain augmenté
C'est surtout, ici, l'être humain modifié
Comme le code du travail
Dès 1910, et vaille que vaille
Qui de 3  pour cent s'amplifie chaque année
Mais pas toujours à l'avantage des 17 millions de salariés
Du moins pour la France, mais dans un monde unifié
Dans tous les pays, cela doit y ressembler
En France, dès 1906, un ministère du travail
Pour contrer, un syndicalisme qui déraille
Il fallait, pour le capital, tout mettre sur de bons rails !
Terricide, écocide, animalcide
De tout gâcher, l'humanité est avide
Où les plus belles idées
Sont déformées, récupérées, dévoyées
Comme feu ( 1897-1957 ) le psychanalyste révolutionnaire Wilhelm Reich
Une théorie mal comprise, qui devient pratique réactionnaire
Certes, de nos jours aussi, mais cela ne date pas d'hier
Et toujours et encore, des psychopathes ou des pédophiles
Qui savent instrumentaliser, pour violer à la file
Comme ( né en 1937 ) Léonide Kameneff, ce faussaire
Qui mit la vie de tant d'enfants, à l'envers
Car chaque époque de la vie
A des rejets et des envies
Et tout ce qui force la nature
Se salit dans l'immonde et l'ordure !
Et la pensée réactionnaire
Se goinfre de tels faits divers
Sans jamais faire la part des choses
Dans son panier, des épines, aucune rose
Car le viol n'est pas de la sexualité
Le viol est son contraire, il est une monstruosité !
Certes
Dans la nature, la sexualité est omniprésente
Comme la fleur, organe sexuel de la plante
Certes
Selon les époques, les lois sont changeantes
Et par rapport à la sexualité, souvent démentes !
Selon les pays, selon les époques
Le pervers ou le toléré, c'est très équivoque
Comme les mères
Qui masturbaient ou masturbent, pervers ou pas pervers
Leurs bambins, pour qu'ils s'endorment
Pour les apaiser, qu'ils gardent la forme
C'est selon les époques, selon les pays
Pervers ou permis
Ou plus simplement, tabou dont on fait fi
Il suffit de lire des livres de sexologie
La frontière est mince entre le permis et l'interdit
Mais dès qu'il y a contrainte, c'est forcément une tragédie
De quoi avoir le mal de mer, cette naupathie !
Pulsions de l'apprentissage
Apprentissage des pulsions
Et nos OGM et pesticides
A l'humanité, aux animaux, si génocide
Nous sommes les tricots
De la multinationale Monsanto
Organismes génétiquement modifiés
Pour une humanité déjà génétiquement déviée
Comme le 13 décembre 2013
Le viol, par des particules, à Paris
6 millions de particules très fines par litre d'air
Au lieu des 200.000 habituelles par litre d'air
Vivre à Paris devrait faire peur
Au Congo, ce sont les militaires violeurs
Particules humaines qui sèment la terreur
Avec le seul refuge hôpital de Panzi
Et le chirurgien ( né en 1955 ) Denis Mukwege, dans l'effroi infini !
Pourtant tout est si récent
Et si ancien que rien ne change vraiment
Comme sur les quelques grottes ornées
Du moins, celles que l'on a pu retrouver
Cervidés, cheval, bison, aurochs, en priorité
Le descendant de l'aurochs vite domestiqué
Déjà il y a 8500 années
Et sa force de travail utilisé il y a 4000 années
Le Bos primigenius n'était plus seulement bon à manger !
Tout le reste est souvent inventé
A l'ignorance il ne faut pas se fier
Chaque être humain doit tout vérifier
Tout fait, pour établir sa véracité
Sinon, c'est la rumeur
Toujours répétée par des menteuses et des menteurs
Comme pour l'écrivain feu ( 1909-1996 ) Léo Malet
Que l'on croyait anarchiste, tout le monde se trompait
De l'engrenage du quiproquo
Il disait pourtant que cela était faux
Pour moi, qui l'avait entièrement lu
Nestor Burma et autres livres moins connus
Cela ne faisait aucun doute
Il était devenu un homme de droite, en avant toute
Ancien compagnon des surréalistes, proche des révolutionnaires
Mais subtile peut-être la pensée réactionnaire
J'aimais, nonobstant, le lire, et l'écrire me coûte
Même pas, de sa part, une palinodie
Il ne fut jamais proche que de Trotski, pas de l'anarchie !
Pour dire que nous parlons sans savoir
De tout et de rien, des clichés, des on-dit
Rarement la vérité, souvent des erreurs ou des calomnies
Et ce sans cesse, du matin au soir
Tu l'as lu ? non !
Tu l'as connu ? non !
Tu l'as vu ? non !
Tu l'as entendu ? non !
Et quand bien même
C'est l'apparence qui fait que l'on aime
Ce qu'est vraiment un être humain
Personne ne le sait surtout si c'est un malin
Tout est comme une rumeur
Dont on ressasse le malheur ou le bonheur
Personne ne connaît vraiment personne
Que la réputation soit mauvaise ou bonne !
Ainsi, voici l'ère des feuilletons télévisés participatifs
Pour se défouler dans le fictif
De ce qui pourrait être, si
Quand le spectacle s'empare de l'uchronie
La tyrannie ou les émeutes, c'est exclusif
Sans la tyrannie, cela serait l'anarchie
Et déjà les polices du monde sont prêtes
Tous les fascismes elles acceptent
Elles ont tous les droits
Elles sont la loi
Droit de tuer sans sommation
De mettre le contestataire en prison
Comme le jeune ( 23 ans ) Enguerrand Delanous
Qui prit un an de prison ferme, c'est fou
Pour un jet de fumigène lors d'une manifestation
Pourtant un simple geste d'exaspération
C'était le 22 février 2014, à Nantes
Contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
La répression de plus en plus démente
Comme les premières cellules cultivées in vitro
En douce, de feu ( 1920-1951 ) Henrietta Lacks, HeLa
Ce fut le départ, tout s'en suivra
Je dois écrire entre les lignes
Accessible à la compréhension la plus maligne
Le fascisme est chez lui partout
Sous d'autres formes, c'est tout !
Et dans le même temps et paradoxalement
Pour que personne ne s'y retrouve vraiment
Pour que tous et toutes se sentent impuissants
Avec la thérapie génique
De la révolution informatique
La mémoire artificielle bientôt au septième ciel
Les cancers deviendront des maladies chroniques
Et tous, ils seront maîtrisés, sans aucun hic
Ou si, justement, puisque au moins 85 pour cent
Sont des créations de l'environnement
Cela peut casser l'ADN irrémédiablement !
La médecine du data mining
Alors que vivre c'est monter sur un ring
Il faudrait la jungle de Birmanie
Pour les tigres et autres, dernier grand espace de vie
Comme pour les humains, un endroit vierge de toute corruption
Pour pouvoir vivre l'anarchie, pour vivre la révolution !

Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 28.11.2014.

 

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