Patrice Faubert

Paraphysique de la manifestation ( 2 )

" Les putains ? elles sont autant artistes que nous, nous sommes aussi putains qu’elles,
nous faisons le même métier "

( Brel, Brassens, Ferré, lors de la fameuse et unique rencontre du 6 janvier
1969, à Paris )

TIC
Technologies de l’information et de la communication
C’est à dire
C’est bien cela qu’il faut lire
2 pour cent des émissions de gaz à effet de serre
Autant sinon plus que, ne croyez pas que j’exagère
Que l’aviation mondiale, qui ne fait que s’ajouter
Car pour toute cette activité
Il faut de l’or, de l’argent, du palladium
Du cuivre, du ruthénium, de l’indium
Du cobalt, qui produisent des déchets
La technologie ne sait pas ce qu’elle fait
Et les manifestations de soutien
A Rémi Fraisse, le jeune assassiné
Par les gendarmes du capital, ses bons chiens
Certes, contre les violences policières
Mais aussi contre un monde entièrement technologisé
Un monde lobotomisé, uniformisé, falsifié, pollué
Où la seule liberté est de se taire
Alors qu’il faudrait tout fiche par terre
P comme pourri
S comme salaud
Parti socialiste, en fait, un parti fasciste
Mais de toutes façons
UMP, PS, FN, ou autre, tous le sont !
Ne pas en être, c’est être un hérétique
Comme sous l’inquisition, un diabolique
Pire même que le borgne mythique
Mohammad Mollah Omar ( né en 1959 ) pourtant si tyrannique
Sa tête mise à prix
24 millions d’euros, j’en ris
Le capital préfère encore les talibans
A ceux et celles qui manifestent leur mécontentement
Si l’on élimine pas le capital, pourtant
C’est lui qui nous éliminera, c’est évident
Il n’y a déjà plus la moindre relation humaine
Il n’y a que de la relation pécuniaire, si vaine
Pièces, billets, cartes multiples
L’on offre des chèques, pas des tulipes
L’argent nous échange et nous change
Ce totalitarisme du capital, qui dans des boîtes, nous range !
Il faudrait se faire quelques réflexions
A propos des manifestations de contestation
Une soupape de sécurité pour le capital
Une médiation, dénouer les tensions, un carnaval
Toute manifestation est réductionniste
Sur seulement tel ou tel aspect du capitalisme
C’est comme les hommes et les femmes
Qui sont au même format
Deux jambes et deux bras
Mais dans la tête, les mêmes tomes
Pour la gauche c’est tel bourrage de crâne
Pour la droite c’est tel bourrage de crâne
Pour l’extrême gauche c’est tel bourrage de crâne
Pour l’extrême droite c’est tel bourrage de crâne
Avec à chaque fois, tout ce qui va avec
Pour les nanas et les mecs
Les lectures, les préférences, les goûts
Le travail, les loisirs, les dégoûts
L’être humain, unique ?
Une collection de semblables, sans être cynique !
De ce conditionnement, nos préférences sont les mêmes
De ce conditionnement, nos rejets sont les mêmes
Cela correspond à des grilles
Tant pour les garçons que pour les filles
A la vérité
Ce sont toujours les goûts et dégoûts du capital
C’est lui qui fait le bien ou le mal
Le capital nous conditionne
Le capital nous auditionne
Le capital nous ambitionne
Nous sommes les choses et les produits du capital
Partout, il nous construit, c’est international
Et il sait
Que dans les manifestations
Il y a ses futurs pions
Et aussi des futurs Staline, Lénine, Beria
Et une jeunesse révoltée, qui hélas, changera
Et finalement, pour le capital, manifester
Est une habile soupape de sécurité !
Car tout étant pourri
De toutes tendances, de tous les partis
De tout ce qui peut se faire
Pratiquement TOUT est à défaire
Il y a certainement
Parmi les commerçantes et commerçants
Une vitrine en mauvais état
Un pavé dans la devanture et voilà
C’est l’assurance qui remboursera
C’est tabou, faut pas le dire
De manifester, il faut médire
Alors
Que cela pourrait-être une faveur
Mais il faut tuer la rumeur
Car avec les histoires d’assurance
Tout est possible avec cette engeance
Vous attendez le passage d’une manifestation
Vous vous cagoulé, en manifestant, vous vous déguisez
Et votre vitrine, vous la déglinguez
Bingo, car vous serez dédommagé !
Encore les affreux casseurs
Qui font peur aux honnêtes gens
Il pleure, il pleure, le pauvre commerçant
C’est pourtant le président de la république, le premier casseur
Ce sont tous les députés, les casseurs
Il est même possible, que pour faire peur
Que la police s’invite au banquet
Juge et partie, elle reçoit les bouquets
Elle a tout intérêt à provoquer des heurts !
Mais peu importe
Car de la sorte
Qui fait le jeu de qui ?
Des deux, chaque camp, et puis, et puis
Pour les forces policières
Souvent de l’origine prolétaire
C’est le monde à l’envers
En fait à l’endroit
Car la misère rend l’esprit étroit
Souvent, c’est l’aisance bourgeoise, qui éclaire
Ce fut d’ailleurs, jadis, une classe révolutionnaire
Mais hier comme aujourd’hui
Toujours des fascistes, des nervis
Avec les flics et les nazis
Et qui dans les manifs, jettent des pierres, sur les gauchistes et anarchistes
Il est difficile de ne pas les confondre
Avec les CRS, la BAC, la police, et autres terroristes
Comme pour l’affaire de Tarnac
Et tout son faux micmac
Encore une provocation policière
C’est une façon de faire
Certes, cela ne date pas d’hier
Feu ( 1930-2010 ) le stalinien, Jean Ferrat
Chantait autrefois, c’était bas
" Hou hou, méfions-nous
Les flics sont partout "
Pour se moquer des gauchistes et des anarchistes
Alors que les vraies paroles
Ce qui devrait faire école
" Hou hou méfions-nous
Les fascistes et les staliniens sont partout "
Surtout à la radio et à la télévision
Surtout dans tous les gouvernements
Avec de nouveaux vêtements
Avec leurs techniciens et leurs savants
Et quelques souvenirs qui vont encore déranger
" Et les syndicats qui restent à la maison "
Si bien chanté par Léo Ferré
En soutien, des anarchistes de la fédération
Et la moitié de la salle qui se leva et s’en alla
Des syndicalistes, oui, pour l’anarchie, c’était pas ça !
Il y a plusieurs décennies
En tous les cas, à Paris
C’était la castagne, à chaque manifestation, contre les staliniens
Du PCF et de la CGT, avec les anarchistes, nous nous amusions bien !
Donc, comme je vais être à Nantes, le samedi 22 novembre
Jour de manifestation, contre la répression policière, qui démembre
Je ferais acte de présence
Mais pour l’outrecuidance, place aux jeunes révoltés, c’est l’espérance !


Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http:// patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur " hiway.fr "

 

 

Alle Rechte an diesem Beitrag liegen beim Autoren. Der Beitrag wurde auf e-Stories.org vom Autor eingeschickt Patrice Faubert.
Veröffentlicht auf e-Stories.org am 15.11.2014.

 

Leserkommentare (0)


Deine Meinung:

Deine Meinung ist uns und den Autoren wichtig! Diese sollte jedoch sachlich sein und nicht die Autoren persönlich beleidigen. Wir behalten uns das Recht vor diese Einträge zu löschen! Dein Kommentar erscheint öffentlich auf der Homepage - Für private Kommentare sende eine Mail an den Autoren!

Navigation

Vorheriger Titel Nächster Titel


Beschwerde an die Redaktion

Autor: Änderungen kannst Du im Mitgliedsbereich vornehmen!

Mehr aus der Kategorie"Experimental" (Gedichte)

Weitere Beiträge von Patrice Faubert

Hat Dir dieser Beitrag gefallen?
Dann schau Dir doch mal diese Vorschläge an:

La prison est née de la notion de propriété - Patrice Faubert (Experimental)
Dans mon lit - Rainer Tiemann (Love & Romance)