Patrice Faubert

Polémologie d´épistémologie

Tout mot
Est une madeleine de Proust
Comme un parfum qui jamais ne dit, ouste
Toujours prêt à nous mettre une rouste
Comme le mot zodiac
Me fait penser à Greenpeace
Contre les pollutions, de bons maniaques
Contre le nucléaire, des actions bienfaitrices
Organisation qui naquit en 1970
Au début, à peine plus de dix
Avec très peu de moyens
Puis, très solides, devinrent leurs reins
Du Phyllis Cormack au Raimbow Warrior 1
Qui fut coulé, c'est pas malin
Par les services secrets français
Car s'opposer au nucléaire, non mais
Aujourd'hui, cette organisation
Comptabilise 3 millions d'adhérents et de donateurs, fusion
C'est ce qui leur permet une certaine indépendance
Pour tenter d'empêcher certaines démences !
Car le profit
Ne respecte que le profit
Peu lui importe, les phoques et autres baleines
De tout ce qui lui rapporte, il dégaine
Le profit fait l'impasse de la vie
Il en sera toujours ainsi
Tant que cela ne sera pas l'anarchie !
Parfois, le profit, à sa source
Il revient faire ses courses
Quand les excréments humains
Et d'autres animaux comme les cochons
Se transforment en biogaz, comme en Chine, la magie du colon
Faut pas le dire, c'est pas bien
Colombin, étron, fèces, c'est pas beau
Sauf pour les gosses, caca, pipi
De notre mentalité de fécophobie
Pourtant et on l'oublie
Avec l'urine de la population des Pays-Bas
On pourrait faire décoller une fusée, voilà !
Voici la véritable écologie
L'urine, les excréments, comme autonomie
Se chauffer avec de la bouse de vache
Se soigner en buvant de l'urine
Ce qui ne rend pas l'humeur chagrine
Directement à la vulve ou au vit
Pour éviter le moindre gâchis
Tous les primates le font, aucun ne s'en cache
De toutes les espèces, étrons et colombins, tout ce qui se fait
Montre-moi ta crotte, je te dirais qui tu es
C'est le Pérou
C'est le guano
Un formidable engrais, le gros lot
L'écologie vraie est fécophile, c'est tout
Car ce sont les excréments qui disséminent
Les graines, pour que les paysages, s'illuminent
Par les éléphants et autres bestioles
Les fèces, indispensables babioles
Et toutes les crottes de plancton
Qui sont le caviar de la vie abyssale
La pisse, la merde, c'est pourtant banal
Plus que jamais, tabou, c'est mal
Nonobstant, c'est aussi cela la révolution !
Et si cela devient une nouvelle mode
Pour sauver le capital, un nouveau code
Le capital peut tout récupérer
Sans renier son apport en énergie, il faudra s'en démarquer
Chaque être humain est une usine
Méthane, azote, et autre chimie, une véritable mine
Comme de l'énergie solaire
L'énergie humaine est un savoir-faire
Le lait des femmes en fromage
L'étron de l'espèce humaine comme combustible
L'urine comme cosmétique
L'urine comme vitamine dynamique
Voilà une écologie saine et sage
Il y aurait tant à faire
Dans une société révolutionnaire
A partir du soleil, à partir du vent
A partir de l'eau, à partir des éléments
De l'urine, du lait, des excréments
Il y aurait tant à faire
De nouvelles vies, des gens mutants
Urinothérapie, biogaz, de l'énergie révolutionnaire
Le mieux que l'on su faire à toutes les époques
Tout synthétiser, tout appliquer, en ce domaine, pas d'équivoque !
Mais rien ne se fera vraiment
Avec le militant qui milite pour militer
Mais rien ne se fera vraiment
Avec l'intellectuel qui intellectualise pour intellectualiser
Mais rien ne se fera vraiment
Avec l'artiste qui fait de l'art pour l'art
C'est comme en sprint, le faux départ
Jamais en avance, toujours en retard
Jeunes ou vieux
C'est l'ennui, c'est l'admiration
Cela fait le jaloux, cela fait l'envieux
Et toutes les fausses révolutions !
 Le monde ainsi organisé
Ne peut fonctionner que dans la pensée séparée
Ainsi, nous aimons ou nous croyons aimer
Ce que font les gens
Mais ce que sont les gens
Nous ne l'aimons pas
J'aime votre peinture
Mais pas vous
J'aime votre poésie
Mais pas vous
J'aime votre travail
Mais pas vous
J'aime vos idées ou votre façon de parler
Mais pas vous
Et tout procède ainsi
Ce qui est une hypocrisie
Car il n'y a pas d'amitié
Car il n'y a pas d'amour
Dans la société spectaculaire marchande techno-industrielle
Où tout est séparé, chacun et chacune, dans sa poubelle
Le capital ne produit que de la rivalité
Rivalité de pensée, pensée de rivalité
Toutes les idéologies comme toutes les religions
Tous les partis comme toutes les organisations
L'idéologie de la contestation
N'est pas la contestation de l'idéologie
Toute idéologie est une infamie
Toute religion est une supercherie
Tout naît du besoin de se sentir aimer
Et ainsi, pour cela, dans une hiérarchie, de s'élever !
Ainsi, si feu ( 1895-1960 ) Clara Haskil
La prodigieuse pianiste, n'avait pas été scoliotique, déformante maladie
Dans un autre domaine, elle aurait été une rose
Même l'infirmité peut se sublimer
Afin de se faire quand même aimer
Lorsque l'on est pas un prix de beauté
Ou que psychologiquement l'on soit fracassé
Et les exemples peuvent être multipliés !
 Comme
Pour de la patrie, se faire aimer
1914/1918, les mutilés, les amputés, les diminués
Les aveugles, les culs-de-jatte, les cinglés
Le sang des familles
Pour l'armée, un jeu de billes
Mais ils y sont allés
Mais ils se sont donnés
Le pays peut les respecter
La guerre, quelle bêtise, quelle incongruité
Ah ! la belle victoire
Ah ! la belle gloire
Comme les chèvres qui béguètent
Et que l'on mène à la baguette
Et cinquante pour cent des jouets de 1914/1918
Des jouets de guerre, cela ne pouvait être autrement
De toutes façons, l'école était et est toujours un régiment
Enfants de 1918, soldats de 1940, débâcle partout
A l'enfant l'on mentait tout le temps
Ainsi, l'on ne mourait pas, l'on disparaissait
Voilà comment l'on fabrique des niais !
Discours de la guerre
Guerre du discours
1914/2014, d'autres guerres, toujours
Et la forêt de la technologie
Rites volés aux indiens d'Amazonie
Totémisme, animisme, chamanisme, analogisme
Tout est envahi par la technologie
L'ethnologie de la technologie
La technologie de l'ethnologie
L'argent en place de la plume, comme seul diadème
Le seul qui sème, le seul que l'on aime
Tout est absolument rien
Rien est absolument tout
Il n'y a pas plus grande folie
Que l'organisation présente de la vie
Une seule issue, l'anarchie !


        Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 12.11.2014.

 

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