Patrice Faubert

De Malik Oussekine à Rémi Fraisse, éréthisme policier


C'est toujours la guerre civile
Mais c'est pas manifeste, c'est subtil
L'Economie remplace les fusils
L'Economie est une monarchie
Comme une caverne de Bornéo
Pour les 3 millions de chauves-souris, c'est le peuple du haut
La grotte du Cerf, la plus grande du monde
Et une montagne de guano qui y tombe
Pour nourrir le peuple du bas
Des armées gigantesques de cancrelats
Comme les pauvres chez les humains
Et de tous ceux, de toutes celles, qui ont faim
Et la Lune est mieux connue
Que nos cavernes si inconnues
Les diplopodes ( mille-pattes ) de 20 cm et des crabes
Cavernes qui grandissent, elles veulent du rab
10 pour cent de la surface terrestre
C'est du calcaire, de l'ancien naître
Et si l'argent fait la banque
Qui fonce sur tout comme un tank
Comme la calcite
Qui fait les stalactites et les stalagmites
Tout est comparable
Mais finalement dans l'incomparable
Comme les 1000 macaques de l'ile de Cayo
Qui se trouve dans les Caraïbes
La biologie de l'évolution est un étau
Où chaque espèce a son propre RIB
Des macaques qui furent ramenés de l'Inde
Il y a plus de 75 ans, et donc, en Caraïbes
Où l'alpha, le dominant, est maintenant le plus agressif
Pas toujours le cas, mais souvent, c'est récessif
Mais le macaque ne sait pas pourquoi
L'être humain, lui, peut savoir pourquoi
Le macaque recherche la dominance
L'être humain recherche la dominance
Mais l'être humain en a l'explication !
Certes
Le népotisme hiérarchique
Chez les primates est mimétique
De la famille au monde
Comme feu ( 356-323 avant notre ère ) Alexandre le Grand
Aux yeux d'Olympias, sa mère, un dieu, un géant
Mais dans sa dominance persécutrice
Il brûla Persépolis
Nul ne le conteste, il fut un grand guerrier
A cette époque, il fallait l'être pour régner
Et la mort de Bucéphale
Son cheval, qui jamais, ne fut un rival
Le fit s'effondrer, le fit pleurer
Feu ( 384-322 ) Aristote fut son précepteur
Ce qui n'empêcha pas son rêve de grandeur !
Depuis longtemps, il n'est plus besoin
Pour être le chef des chefs, de savoir se battre
Contre tout et contre rien
C'est maintenant la richesse qui peut tout abattre !
Et dans toutes les grandes villes
Plein de travaux inutiles
Imaginés par des cerveaux futiles
Technocrates et autres imbéciles
Et cela produit des nuisances sonores, diverses agressions
Pour les gens et surtout les personnes âgées, l'ancienne génération
Cela agit sur le cerveau entérique
Du tube digestif au psychologique
Cent mille milliards de bactéries
Dans notre corps, soit 2 kg de bactéries
Notre ventre surtout les chérit
Aussi indispensables  que les cellules de notre corps
Tout remonte au cerveau du haut, quand on lui fait tort !
3 cerveaux dans la tête, le cerveau triunique
1 cerveau dans le ventre, encore plus énigmatique
Sans oublier, du cerveau du haut, les astrocytes
Qui pour la compréhension, sont en tête de liste
Pourtant, toujours la même antienne
Du capital, cette maladie vénérienne
L'exploitation comme paradigme
La soumission comme paradigme
L'éréthisme
De la société spectaculaire marchande techno-industrielle
Et tous les Diafoirus qui ont la part belle
Abolir le salariat
Toutes les bourgeoisies et le prolétariat
Pour enfin une humanité unifiée
Où tout serait enfin partagé
Sans aucune coercition et sans aucune contrainte
Car en tout et en rien, il n'y aurait aucune contrainte
L'espèce humaine, sinon
Disparaîtra bientôt, de toutes façons !
Certes, des jeunes gens, filles et garçons, voyagent
Mais de la souffrance, de l'ignorance, ils portent les bagages
Et où qu'ils aillent
Des inégalités, des misères, partout les mêmes rails
Il y a bien sûr des privilégiés
Qui croient mieux s'en tirer
Et pas seulement dans les beaux quartiers
Mais de la misère unifiée, l'on ne peut s'échapper !
Il y a tant de détresse
Il y en a des valises, il y en a des caisses
Détresse affective, détresse sexuelle
Détresse physique, détresse spirituelle
Détresse psychologique, détresse matérielle
Détresse pécuniaire, détresse intellectuelle
Nous les transportons partout avec nous
Et même et surtout si nous allons partout
La faim, la maladie
La guerre, les conflits
La mort, jamais la vie
A petite ou à grande vitesse
Toujours elle nous rattrape la détresse
En voiture, en avion, en marchant
En bicyclette, en train, en courant
Tout le monde y perd sa vie et son temps !
Les mêmes causes
Produisant les mêmes effets
Il revient sans cesse le laid
Il ne prend jamais de pause
Comme la mort  du jeune ( 21 ans ) Rémi Fraisse
Tué dans une manifestation
Contre l'inutile barrage de Sivens, qui alimente la presse
Comme pour feu ( 1964-1986 ) Malik Oussekine
Il souffle le vent de la récupération
Chacun y va de sa larme, de son admonestation
En 1986, j'étais dans les manifestations
De protestation contre l'assassinat de Malik Oussekine
Par des voltigeurs motorisés de la police de Paris
Dont l'une, environ 500.000 personnes, de la folie
J'y avais vu feu ( 1920-2002 ) le réalisateur Yves Robert
Et sa femme, l'actrice ( née en 1926 ) Danièle Delorme, c'est pas d'hier
Il faut encore un assassinat
Pour que de la répression policière, l'on fasse cas
Mais il y a beaucoup de fascistes dans la police
Chez les gendarmes, dans l'armée, du capital, toutes les milices
De toutes façons, ils ne sont jamais sanctionnés
Car du spectaculaire intégré, ils sont le bras armé !
Partout du harcèlement
Dans le domaine du travail
Dans le domaine scolaire
Dans le domaine universitaire
Dans le domaine intellectuel et sportif
Aucun harcèlement n'est festif
Le harcèlement des forces policières
Contre ceux et celles qui veulent manifester
Le harcèlement généralisé de la société
Dans absolument toutes les activités !
Comme ces clowns sinistres
Aux méthodes singulièrement fascistes
Une stratégie de tension psychologique
Pour plus encore de flics, c'est logique
Comme encore une police secrète
Comme encore des paumés confus et haineux, qui décrètent
Politisation de la confusion
Confusion de la politisation
Dépolitisation de la nouvelle génération
De Malik Oussekine à Rémi Fraisse
Toujours des bavures policières, pour que l'opinion se dresse
Pourtant tous les jours
Des injustices, des inégalités, des tortures, des tragédies
Des absurdités, des accidents, des assassinats, des maladies
Simplement, cela n'est jamais dit
Car c'est là, la vie du capital
Le capital de la vie
Tous les jours, il faudrait s'indigner
Tous les jours, il faudrait se révolter
Tous les jours, il faudrait manifester
Tous les jours, il faudrait s'insurger
Tous les jours, les symboles du capital, il faudrait les casser
Car tous les jours
Partout sur la planète, le capital crache son horreur
Partout sur la planète, le capital sème sa terreur !


    Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 
 
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 30.10.2014.

 

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