Patrice Faubert

Anosognosie généralisée du capital

Une personne, dans le monde
Et ce toutes les dix huit secondes
Meurt de ce qu'induit la maladie alcoolique
Comme une guerre, c'est l'hécatombe
Toujours la misère
Cette bombe thermonucléaire
Comme feu ( 1856-1903 ) Calamity Jane
Aventurière, épouse célibataire, lingère, éclaireuse
Et si elle échappa à la variole
Elle sombra dans l'alcool
Toujours audacieuse, jamais peureuse
A cette époque
Et cela n'avait rien de loufoque
Il fallait au moins cinq mois
Pour en chariot, parcourir 3000 km, en plusieurs fois
Donc, Martha Cannary
Souvent la nuit
Calamity Jane
Souvent le jour
Aussi bonne conteuse
Et parfois emprisonnée car bonne buveuse
Comme beaucoup de gens
De son temps, finalement
Elle reproduisit, des parents
Le même genre de comportement
Mais les films
Sont forcément faussaires
Comme le saloon toujours très sommaire
Un tonneau renversé
Et quelques chaises, cela faisait l'affaire
Et de l'alcool pour s'enivrer
Toujours l'illusion du pouvoir
Qui est le pouvoir de l'illusion
Tout se retrouve toujours
Autres lieux, autres formes, même détresse
C'est chacun et chacune son tour
Sans cesse la misère se dresse !
A toute journée, sa messe
Son hostie, sa kermesse
La vie marchande
Est un parcours du combattant
Trop de monde partout
De quoi devenir folle ou fou
Comme les transports en commun
Il faut jouer du coude, c'est malsain
Trains en retard
Les gens se jettent sous les trains
Des trains et rails qui sont sans entretien
En voiture
Ce sont les embouteillages
Accidents, amendes, suicides, qui mettent en rage
Tout est de la guerre
Il n'y a que de la guerre
L'être humain contre l'être humain
Et tout devient problème, c'est pas malin
Aussi
Chaque temps a sa contre culture
Parodier l'intolérable, l'ordure
Maintenant
C'est le street art
Bansky, Space invaser, Shepard Fairey
Seizer, Zeus, Borf, etc. Cela plaît
Comme Thierry Guetta ( né en 1966 )
LIFE REMOTE CONTROL, Mr Brainwash
Cela est devenu un marché
Le marché de l'art, l'art du marché
Tout y est une marchandise
De la répétition dans les valises
La répétition de l'art
L'art de la répétition
Comme aussi
La stratégie de tension
Tant pratiquée par les fascistes et nazis
Comme l'attentat de l'Oktoberfest
Du 26 septembre 1980, ce que peu de gens savent
13 morts, 211 blessés, dont 68 graves
Gundolf Kohler et autres associés
Et services secrets allemands infiltrés
Dont certains avaient les mêmes idées
Aussi, l'affaire fut étouffée !
Les pauvres sont traités
Comme de la merde
Mais par une sorte de complicité
Ils et elles se laissent traiter comme de la merde
Et avec les nouvelles générations
Qui sont conditionnées dans la soumission
Tout est permis à la domination
Et comme un réveil qui sonne, tôt le matin
Car il faut aller au chagrin
La vie est devenue une humiliation
Comme en prison, et aucune possibilité d'évasion !
Nous nous habituons à l'ignoble
Car les compétitions n'ont rien de noble
Elle font les suicides
Et tous les homicides
Il faut vraiment en vouloir
Pour être dupe de cette foire !
Les mentalités ont finalement peu changées
Mais surtout les technologies et les technicités
Comme une rivière de l'intolérance
Avec d'autres motifs, éternelle saillance
D'incessantes sottes rivalités
Pour l'argent, pour la propriété
Dans un monde surpeuplé
Où tout, de ce fait, est agressivité
Où tout, de ce fait, est médiocrité
Le cinéma, l'art, les comiques
La science au service du tout technologique
Il n'y a plus de peuple, c'est tragique
De plus en plus de crétins et de crétines
En série, le capital les sort de ses usines !
Certes
A la télévision, il y a de bons documentaires
Mais personne ne les regarde vraiment
Pour les comprendre, les regarder n'est pas suffisant
Il faut y avoir déjà réfléchi, soi-même, avant
Et puis la plupart des réactionnaires
Préfèrent regarder les séries locales ou américaines
Ou tout ce qui est de la même veine
Mais surtout
Ne pas trop réfléchir
Des livres subversifs, ne jamais lire
Pour toujours voter, toujours élire
Tous les visages de la domination, cela fait frémir !
Comme le capitalisme, à l'humeur mutine
Qui débuta vraiment avec le colonialisme
Des Caraïbes et de l'Amérique latine
Bien avant ( 1776 ) " La richesse des nations "
De feu ( 1723-1790 ) Adam Smith, ce mythe
Qui fit brûler certains de ses manuscrits, comme un rite
Doctrine de l'intérêt personnel, égoïsme
Qui serait ainsi de l'altruisme
L'ordre naturel de la nature
Comme ordre naturel de l'économie
Mais la loi du marché n'est pas naturelle
C'est de la colonisation, c'est donc une loi socioculturelle
Cette loi du marché
Qui sut coloniser toutes les sociétés
Les physiocrates de l'économie libérale
De nos jours, le fascisme libéral
Une sorte de monarchie naturelle
Circulation des biens, inégalités culturelles
Criminalisation de la pauvreté
Indispensable à l'économie de marché
1518, feu ( 1485-1547 ) Cortès, colon, joueur, assassin
Puis, colonies, pillages, viols, meurtres, sans aucun frein
Pertes, profits, jamais de demain
Et toujours le travail forcé
Par esclavage des peuples colonisés
Puis généralisé par le travail salarié
1750, Liverpool, port de commerce
La course au profit, début de la messe
La loi du chiffre
Le chiffre de la loi
Le capital est une ordure
Le capital est une raclure
Le capital est inhumain
Hier, aujourd'hui, comme demain
Tout capitalisme est totalitaire
Loi du plus fort
Loi qui ne fait que des morts
Mais le capital sait se travestir
Et finalement, c'est encore pire
Troc, échange, faux partage
Le capital et ses nouveaux visages
Plus d'auto-stop mais du covoiturage
Pour le capitalisme un nouvel âge
En fait cela est très ancien
Saut pour les idiots et les crétins
Et chaque année
1, 3 milliards de tonnes de produits alimentaires
Sont sacrifiés dans le monde réactionnaire
Le gâchis de la consommation alimentaire
Et aussi la Suisse
2200 milliards de dollars y sont planqués
Dans des coffres-forts, ce sont des avoirs étrangers
Le capitalisme
C'est aussi ces 650 poilus
Qui furent fusillés pour l'exemple
Par la justice militaire, guerre de 1914/1918
Le capitalisme ne peut-être réformé
A toutes les infamies, le capital sait s'adapter
Car tout y est lié
Aucun épanouissement possible, tout y est échoué
Il faut un monde sans argent
Il faut un monde IMAGINANT !

 
Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 17.10.2014.

 

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