Patrice Faubert

Paraphysique de l'isonomie et du dressage

C'est le dressage
Qui fait tous les carnages
C'est l'éducation du dressage
Le dressage de l'éducation
A l'école, à l'usine, au bureau, au lycée
Au stade, en prison, au piano, à l'université
En voiture, en avion, en train, en bateau
Nous sommes dressés
Femmes, hommes, enfants, c'est notre totalité
Par notre environnement
Par notre conditionnement
Ce que nous lisons
Ce que nous entendons
Ce que nous voyons
Ce que nous croyons
De la façon
Dont notre cerveau est codé
Comme un système dynamique
Propre à cette mathématique
Analyse des probabilités
Probabilités des analyses
Dressage de l'équation
L'équation du dressage
Des modèles de la probabilité
De la probabilité des modèles
Ici en langage philosophique
Que pourrait traduire la mathématique
Violence de la transformation
Transformation de la violence
Comme davantage de travail
Et donc plus d'argent
C'est le mensonge qu se ment
Contre cela, pas d'éventail
Les gens veulent de l'argent
Pour se loger, manger, se soigner
Les gens ne veulent pas de travail
Mais l'argent du travail
N'est que le travail de l'argent
De l'argent qui nous raille
Si au moins
Les transports, tous les transports
Devenaient gratuits, dans le monde entier
Pour tous et toutes, pouvoir enfin se déplacer ou voyager
De ville en ville, de port en port
Après tout
Nous transportons nos 206 os avec nous
Notre 1, 5 kg de microbes avec nous
De tous les jours, c'est notre roue
Des idées bien dressées
Qui savent si bien nous diviser
Cela produit de la lutte des classes
Qui forcément, jamais ne se lasse
Comme les 3524 morts et mortes
De la guerre d'Irlande, de la sorte
Sans compter tous les chagrins mortels
De tous les eux, de toutes les elles
UVF, UDR, des loyalistes protestants
Avec l'armée anglaise, des riches partisans
Avec l'impérialisme britannique
Rien de religieux, mais une guerre politique
Car ici, ce sont les pauvres qui sont catholiques
Avec l'IRA, l'armée de la république
De 1968 à 1998, ce fut un éternel Titanic
Dont la construction débuta à Belfast
C'était en 1909, un vrai faste
Puis, ce fut la guerre, logique
Puis ce fut la paix, toute théorique
En 1998 par les accords de Belfast
Mais tout est si fragile
Quand les haines ne sont pas futiles
Même si toutes les guerres sont les mêmes
C'est la surpopulation, aussi, qui les sème !
Chair à profit, chair à canon
Dictature rime souvent avec surpopulation
Il faut une décroissance totale
Surtout dans le domaine natal
Plus aucun enfant ne devrait naître
Pour que l'humanité puisse renaître
Et comme partout, tout se privatise
La fausse conscience se modélise
La pensée séparée se prise
Elles sont devenues les façons de vivre
Le système à tous les domiciles, il les livre
C'est cela qui nous habille
C'est cela qui nous pense
C'est cela qui nous réfléchit
C'est cela qui nous nourrit
C'est cela qui nous construit
Comme le train, de plus en plus pourri
C'est de plus en plus cher, dans tous les pays
C'est l'autorité de la concurrence
La concurrence de l'autorité
Et des lignes TER si dangereuses
Que des cheminots les trouvent périlleuses
C'est pour les pauvres, pas d'entretien
C'est pas rentable, le capital est un vaurien
Et en France, en 2019, des opérateurs privés
La SNCF, qui fut fondée le premier janvier 1938
Risque ainsi d'être un jour, regrettée
Mais la privatisation, c'est déjà fait, à la vérité !
Payer, toujours payer
Pour se loger, pour se déplacer ou voyager
Pour manger, dormir, pour baiser
C'est toujours donnant donnant
Rien, ainsi, n'est gratuit, c'est navrant
Nous devons faire ceci ou cela
Pour en échange avoir ceci ou cela
Il faut faire sa parade
Et cela n'est pas une charade
Dans la vie de tous les jours
A la marchandise, il faut faire sa cour
Sinon, plus aucun bonjour
Il faut jouer le jeu
Il faut y aller de son feu
Pour du mâle, pour de la femelle
Pour un restaurant, pour un cinéma
Pour un ceci, pour un cela
L'humanité se cherche des querelles
Il faut avoir un travail
Que jamais la bouche ne baille
Il faut avoir des enfants
Il faut devenir des parents
Il faut être avidement
Une église, une secte, une idée, un parti, une patrie
Sinon, c'est l'horreur, c'est l'anarchie
Il faut se conformer à toutes les saloperies
Alors
Qu'il faudrait tout arrêter
Alors
Qu'il faudrait tout lâcher
Tout repenser, tout recommencer
Mais nos racines
Ce sont nos certitudes
Mais nos racines
Ce sont nos habitudes
Pas moyen de s'en défaire
Là, sont nos véritables fers !
Comme aussi
Toute expression, toujours toute faite
A laquelle, tout dressage se prête
Comme ne pas faire son âge
L'on fait toujours son âge
A défaut de faire son âge
Physiologiquement et surtout historiquement
Mais c'est plus ou moins évident
Si l'on a vécu 10 ans
Si l'on a vécu 20 ans
Si l'on a vécu 40 ans
SI l'on a vécu 60 ans
5, 20, 30 , 40, 60, 80, 120 ans
Dans le corps, cela s'inscrit
Dans l'esprit, cela s'inscrit
Après c'est de l'apparence
Qui est toujours de la fausse confidence !
Et en France, 31 pour cent
Des gens, en 2050, auront plus de 60 ans
Et adviendra, le monde de la voiture automatique
Pour des personnes fébriles, le tout robotique
L'organisation de la vie, si triste
Avec si peu de joie, si pessimiste
Cela fait le tourisme djihadiste
Des jeunes paumés y vont en vacances
Puis l'on y fait son lit, en permanence
Pour la gloire, l'aventure, l'émotion, la passion
L'amitié, l'attractivité, d'une vie en transition
Cela séduit plus que l'alibi de la religion
Psychologie du terrorisme
Ou terrorisme de la psychologie
Mais c'est le capitalisme
Qui contient et entretient tous les totalitarismes
Mais toute explication est forcément réductrice
Dans ce monde où TOUT devient complice
Ipso facto, il faut se soumettre, obéir
Fausse isonomie, des miroirs qui nous mirent
C'est là, tout le dressage
Le capital, partout, ravage
Comme le virus Ebola, comme le virus sida
De la prostitution de Kinshasa
1920 Ebola, 1984 sida, avant et déjà
C'était le colonialisme au Congo
Tintin au Congo, c'est pas beau
Tout se propage, tout se mondialise
Chacun, chacune, y porte sa valise
Dressage des mentalités
Mentalités du dressage


   Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité " hiway.fr "
 

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 12.10.2014.

 

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