Patrice Faubert

Abrégé de déictique

Le bruit industriel
Rend l'humanité malade, la mine
Le bruit industriel
Des voitures, des trains, du travail, des usines
Le bruit rend sourd, tue, rend fou
70 millions de personnes en Europe, en sont ce tout
La plupart des bruits sont artificiels
De moins en moins de bruits naturels
L'inverse d'il y a plusieurs siècles, c'est logique
Les gens sont drogués à cette acoustique
Une addiction qui devient psychoacoustique
Chaque magasin, chaque commerce
A sa musique pour nous tenir en laisse
Pour flatter tel produit, le faire acheter
A chaque fois, c'est étudié pour une clientèle ciblée
La santé des gens est touchée
Perte partielle ou importante de l'audition
En Allemagne, c'est 15 millions
En France, c'est 5 millions
A tous les bruits artificiels, l'être humain est accoutumé
Les gens ne peuvent plus s'en passer, radio ou télé
Et le bruit c'est toujours celui que font les autres
Pas celui dans lequel l'on se vautre
Dans les restaurants, bars, ou ailleurs, une même clameur
Car le silence, maintenant, fait peur !
Comme l'internet pas si silencieux
Avec ses insultes, pour toi, moi, ils, elles, eux
Mais contre la haine anonyme
Plus d'anonymat, mais seulement des patronymes
Pour le courage de ses convictions
Pour ne pas avoir la honte de ses opinions
Faîtes comme moi, n'avoir honte de rien
Et voilà, au-delà du mal et du bien
L'anonymat est le refuge des couards
Vrais poltrons et authentiques soudards !
Le bruit ainsi que le travail
Qui est le travail du bruit
Comme en Chine, cela déraille
1600 morts par épuisement
Par jour, c'est stalinien, pas d'étonnement !
C'est pas la même classe
C'est pas la même face
Que la bataille de Marathon
En 490 avant notre ère
Deux sacrés champions
Qui couraient les pieds nus sur la Terre
Euclès, de Marathon à Athènes
Vidé, il mourut de sa peine
Et l'estafette de profession
Philippidès, 245 km en 36 heures
Entre Athènes et Sparte, avec ferveur
En guerre, ainsi se transmettait l'information !
Et la légende dit vrai
Voici un exemple à cet effet
En 1995, j'ai parcouru 200 kilomètres
Distance homologuée, pas au pifomètre
En 22 heures et 44 minutes, en championnat de France
A l'arrivée, de fatigue, j'étais en transe
Troisième français, mais j'avais de bonnes chaussures aux pieds
Contrairement aux messagers de l'antiquité !
Mais en 2014, la pire des guerres
C'est le gaspillage alimentaire
90 millions de tonnes de bouffe jetée
En Europe
Au partage, c'est un hold-up
En Amérique, 43 millions de tonnes de bouffe jetée
Et ce tous les ans
Par les grandes surfaces, les magasins géants
Dans les poubelles, décharges, bennes à ordures
Un crachat à la pauvreté, c'est dur !
Alors qu'un milliard de gens et plus ont faim
Alors qu'un foyer américain sur sept a faim
Les aliments un peu abîmés
Sont la plupart du temps jetés
Au lieu d'être redistribués
Heureusement, des personnes sont là pour les récupérer
Quelques personnes s'organisent pour récupérer les déchets
Et le gaspillage ainsi, est moins complet
La moitié de ce qui est produit
Est gâché, une logistique de gabegie
Tant de choses à récupérer dehors
Bouffe, divers objets, à qui sait s'organiser, d'abord
Mais la pêche aux déchets
De la société capitaliste, depuis toujours, cela se fait !
Il suffirait d'un peu d'anarchie
Pour que les 7 à 8 milliards d'êtres humains
Puissent manger à leur faim
Et enfin une empathie infinie
De la révolution intérieure
Si chère au philosophe feu ( 1895-1986 ) Jiddu Krishnamurti
Seule condition pour une révolution extérieure
Accepter le désordre du départ
Ne pas en faire une nouvelle dictature, sur le tard
Ce qui nous divise
Comme au casino, la même mise
L'art, la patrie, la culture, le parti
La compétition, la nationalité, l'autorité, la hiérarchie
Et ceci avec ou sans alibi
Et tant d'autres absurdités
Dans cela, l'espèce humaine n'a aucune unité !
Il faudrait ( 1910-1953 )  un Django Reinhardt
Sublime manouche aux quelques doigts magiques
Pour nous mettre cela en musique
Et tout ce qui lui appartint
Fut brûlé par les siens
Mais pas sa guitare ni ses tableaux
Malgré la tradition, ces gens-là ne sont pas idiots
Et l'échec de toutes les utopies
C'est que la manifestation de l'idéologie
Est l'idéologie de la manifestation !
Le machinisme peut déjà se passer des humains
Plus de travail, c'est pour demain
La domination le sait, elle y cogite en ce moment
Avec un revenu minimum d'existence universelle
Les pauvres seront contents
Des muselières, des jeux, pour moi, toi, ils, eux, elles
De bons documentaires télévisés, une société informationnelle
Les gens, de tout, au courant
Ainsi, plus rien à partager, tout le monde savant
Rien de tel pour immobiliser les masses
La tyrannie a de multiples faces !
Aucun mot n'est anodin
Chaque classe sociale à le sien
Son argot, son insulte, son injure
La linguistique contraire est parjure
Effet Arletty, effet Bacri, effet Haddock, effet Cyrano
Dans l'insulte ou l'injure, c'est le gros lot
Dès le onzième siècle c'est le fils à putain
Dès le douzième siècle c'est le merdeux
Dès le treizième siècle c'est le connard
Dès le quinzième siècle c'est la pisseuse
Dès le dix-septième siècle c'est la salope
Dès le dix-huitième siècle c'est enculé, couille molle, morue
De la déictique linguistique
C'est la décharge du système limbique
Chaland, juvénile, vieux, culte ou inculte
Normalité de l'insulte
Insulte de la normalité
Injure de ritualisation
Ritualisation de l'injure
Notre image idéale se sent blessée
A moins de s'en moquer, de l'outrepasser
Joutes verbales de la transgression
Décharges émotionnelles sans contrefaçon
Thérapie pour la frustration, effacer 
Une humanité épanouie
Aurait les mots de son épanouissement
Une humanité de comédie et de tragédie
Où chaque être humain est souffrant
A les mots de son renoncement !

   
Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 18.07.2014.

 

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