Patrice Faubert

Paraphysique du numérique

Certes, cela paraît pompeux
Nonobstant, je suis un pou, un pu, un peu
Quelqu'un qui ne sait rien
Et donc, vraiment, un paraphysicien
L'autorité se manifeste
Manifestement ou subtilement
Un libertaire politique peut-être autoritaire
Dans la vie de tous les jours
Un autoritaire politique peut-être non autoritaire
Dans la vie de tous les jours
Et toutes sortes de variantes
Qui ont des suites, des précédentes
Les personnalités
Ne sont pas forcément comme les idées
Dans la façon de les exprimer
Mais l'être humain est programmé
Pour qu'on lui appartienne et pour appartenir
Ma femme, mon mari, mes enfants, mon, ma, défense d'en rire
Se croire individualiste ou collectiviste
En réalité, un même mimétisme !
Et la particule de la physique quantique
N'est pas dans notre monde sociologique
Même si tout est du vide quantique
La nature est un jeu d'hormones
Que la culture humaine rend aphone
La plupart des animaux sont bisexuels
La culture le cache, la nature en fait le le rappel
Comme 50 pour cent des papillons
Qui sont 10 pour cent des insectes
En voie de disparition
Vraiment, l'industrialisation, c'est infect !
Pourtant déjà là, il y a 190 millions d'années
Et le salage des routes pour l'amplifier
Comme pour le reste de la biodiversité
De nos 11000 langues sur Terre, apparues
Et où partout l'on se tue
Comme chaque corporation de métier
Qui fait grève de son côté
Ce qui ne peut que diviser
Au lieu d'une grève générale unifiée
Expropriation des profits, pour se réapproprier
Transports gratuits, logements gratuits, tout au coût réel
Enfin l'anarchie, enfin la vie belle
A la mort, enfin des rebelles, pour la vie délivrée
N'importe qui pourrait intervenir
N'importe quand, à la radio, à la télé
Dans un premier temps, sans se faire bannir
Voilà la seule aventure qui vaille la peine
Le nouveau sang social dans les veines
Enfin le rythme biologique
Et plus aucun temps économique
C'est la vie aliénée
Qui fait les cancers, la plupart des maladies
Par des cancérologues, par des médecins, cela est dit aussi !
L'enfer n'existe que sur la planète Terre
La recherche de dominance en est la propriétaire
Certes, mais si nous inventions une nouvelle danse ?
La danse de l'esprit pour une inédite transe
D'être un spéculatif
A nos yeux, je suis fautif
La plupart des gens, un autre monde, ne peuvent imaginer
Car l'imagination est captée et castrée
Et nous passons nos journées
A nous créer des problèmes, à nous gâcher
Absolument TOUT est payant, aucune gratuité
Riches ou pauvres, nos vies sont torturées
Menottes en or ou en ferraille, mais menottés !
Tout ceci, j'en suis conscient
Ne rentre pas dans notre signifiant
Et pas seulement, gauche, droite, des divers fascismes
Tous les racismes, tous les nationalismes
C'est la langue d'une autre planète
Qui vous fait passer pour niais, pour bête !
Et puis, toutes nos habitudes
Et puis, toutes nos certitudes
Alors
Qu'il ne faudrait aucune certitude
Alors
Qu'il ne faudrait aucune habitude
Vouloir être quelque chose et c'est fichu
De TOUT, douter, pour une nouvelle vue
Et tant de libertaires
Qui sont des autoritaires
Et tant de révolutionnaires
Qui sont des réactionnaires
Dans le monde de la séparation
Tout s'oppose, tout se complète, c'est une fusion
La révolution restreinte est morte, à peine née
La révolution de la révolution doit se généraliser
Pour ne plus jamais s'arrêter !
Avec la désuétude orchestrée et planifiée
Cette obsolescence programmée
L'incompétence sera généralisée
Et les gens ne sauront plus travailler
Et le salaire de la peur
Mauvais salaire, mauvais travail
Du sang, des larmes, de l'anxiété, de la sueur
Le travail salarié tisse toutes ses mailles !
La société entière est devenue un poison
Et dans son feu nous nous jetons
Et si nous n'avions pas nos béquilles
Nos cannes, nos artifices, nos jeux, nos hochets
Pour supporter nos vies frustrées, nos colifichets
Tant pour les garçons que pour les filles
Et donc nous avons des idéologies et des croyances
Des religions et des espérances
Sans lesquelles, nos cuirasses caractérielles s'effondreraient
Partout, nous en verrions les effets
Et justement, peut-être, enfin, la vie commencerait !
Plus rien à justifier, plus rien à prouver
Du monde numérique nous sommes les prisonniers
Dès l'école, smartphones, ordinateurs, tablettes
L'apprentissage électronique dans les têtes
Et tout ce que cela implique
Destruction et exploitation de la nature, une course fanatique
Pour tous les produits et déchets toxiques !
Et même avec ( 1950 ) le test de Turing
Dring, dring, dring
Il n'y a pas d'intelligence artificielle
Il n'y a que de la mémoire artificielle
L'espèce humaine n'est pas intelligente
Une machine n'est pas intelligente
Une machine copie des fonctions
De l'humain, de la nature, elle ne fait que des imitations
Mais c'est la propagande fasciste libérale à toutes les heures
Rien de plus con qu'un ordinateur
Pas d'affectivité, c'est un leurre
L'intelligence de la mémoire
N'est pas de l'intelligence, c'est de la mémoire
Et rien que de la mémoire
Nous sommes conditionnés et programmés
Comme des machines, à des activités spécialisées
Les machines électroniques sont aussi programmées
L'intelligence ne peut pas se conditionner ni se programmer
Par son absence, sur Terre, elle sait briller !
La mémoire humaine ou artificielle, seules, peuvent se programmer
Un programme n'est qu'un programme
Ni bête, ni intelligent, il fait ses gammes
Comme la coupe immonde de football au Brésil
157.000 flics et militaires, un tas d'imbéciles
Pour faire taire la pauvreté
Qui ose fièrement se révolter
Soit autant que les 157.000 soldats
Du 6 juin 1944, débarqués en France
Mais là, c'était contre le nazisme, aujourd'hui c'est pour la finance !
La guerre ne cesse jamais, du fusil au ballon de football
Jeux olymfrics, divers championnats, coupe immonde de football
Toujours 14/18, 700 km de tranchées, guerre de position
39/45, guerre de mouvement, le jour le plus long
Partout, des armes enfouies
Pour des milliers d'années, la guerre jamais n'est finie
Tous les jours, partout dans le monde, elle se poursuit !
Par le sport, par les arts, par la science, par la technologie
Par tout ce qui se fait, tout ce qui se dit
Par toutes nos activités de mépris
C'est bien autre chose encore que la pornographie !


Patrice Faubert ( 2014 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "

 

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Veröffentlicht auf e-Stories.org am 20.06.2014.

 

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